malise
7 mai 2012
Bien choisir son assistante maternelle… Et quand on n’a pas le choix ?

J’ai lu ça et là l’importance de bien choisir son assistante maternelle, en fonction de certains critères qui sont très personnels, et donc très différents selon les personnes.

Pour ma part, je n’avais pas d’idées particulières. Mon bébé n’étant pas encore là, et n’ayant pas d’expérience, je me disais juste que je voulais une personne douce, gardant d’autres enfants pour qu’il ne soit pas tout seul, disponible aux créneaux horaires qui nous importaient… Bref, vraiment totalement nulle (-ipare, haha!).

J’ai commencé à chercher alors que j’étais enceinte de six mois, pour une garde devant commencer quelques neuf mois plus tard…
Ah oui, détail qui a son importance, j’habite un village… Je n’avais donc pas eu à commencer les recherches avant même d’être enceinte…

La première assistante maternelle contactée m’oriente très vite vers une jeune femme qui exerce depuis un an. Nous la rencontrons et accrochons tout de suite avec elle. Elle est vraiment sympa, dynamique, a deux filles de 3 et 6 ans, garde un petit garçon d’un an à temps plein, et deux autres enfants les vendredi après-midi… Nos horaires pour un temps plein lui conviennent à priori.
Elle fait les trajets jusqu’à l’école, à pieds quand il fait beau, en voiture le reste du temps. Elle nous explique toutes les démarches administratives (le contrat, les congés, etc), anticipe nos questions (ce qu’il faut lui fournir…), nous pose certaines auxquelles nous n’avions pas pensé (les futurs repas faits maison)…
Seul bémol : elle n’est pas sûre de vouloir prendre un autre enfant a plein temps, et elle a de nombreuses demandes pour des temps partiels ou des périscolaires, et nous demande donc un peu de temps pour réfléchir…

Finalement, cela nous arrange : nous n’avons vu qu’elle, et aimerions bien rencontrer d’autres personnes, et puis les trajets pour l’école nous gênent un peu…

Alors, je continue mes recherches en contactant les autres assistantes maternelles, mais aucune n’a de la place pour le mois de septembre. Nous sommes en février…

Du coup, nous décidons de déposer un dossier d’inscription à la crèche unique du coin, dans la ville voisine.
Cette crèche dispose d’un nombre limité de places par communes, les demandes étant validées dans un premier temps par la Directrice en fonction du nombre de places et du type de demande (les temps pleins sont les bienvenus!), puis par le maire de chaque commune concernée. Il y a quatre commissions d’admission, celle me concernant ayant lieu en juillet.

En parallèle,  j’élargis mes recherches d’assistantes maternelles aux communes voisines, et aux communes où nous travaillons.

En mai, mon fils arrive et nous n’avons toujours pas de mode de garde. Nous croisons très fort les doigts pour la crèche, et je préviens la première Nounou que nous avions rencontrée, de la naissance de Loulou.

Et là, elle me dit qu’elle est OK pour le garder, mais qu’il faut lui dire très vite si c’est bon pour nous aussi…
Nous hésitons, nous voudrions connaître la décision de la crèche avant. Nous savons très bien que si nous avons une place et que nous la refusons, il nous sera ensuite impossible de refaire une demande (enfin, on pourra toujours refaire un dossier, hein, mais on sera un peu « fichés » pour le coup, et presque certains d’être déboutés à chaque coup…).

Impossible d’attendre, nous décidons donc de partir avec elle. C’était à la fois un « non-choix », puisque nous n’avions pas d’autre solution, et un « vrai choix » puisque nous avions vraiment eu un super contact. Nous nous disons que finalement, pourquoi pas, nous avons eu la chance de rencontrer tout de suite la bonne personne …

Notre à-priori positif c’est d’ailleurs confirmé lorsque nous l’avons revue pour lui présenter Loulou. Super tendre, attentionnée, très rassurante. Nous sommes ravis de l’avoir rencontrée, ravis qu’elle nous ait choisis (si, si, ELLE nous a choisis!).

Nous démarrons en septembre comme prévu, et tout se passe bien. Nous savons déjà que Loulou n’est pas un gros dormeur en journée, mais elle semble vite trouver des trucs pour l’aider à dormir.
L’adaptation se fait en douceur, ses filles ont vite adopté ce nouveau petit garçon, les journées se passent tranquillement. Les déplacements jusqu’à l’école ne semblent pas poser de problème, Loulou dort dans la poussette ou le siège auto, et comme il est encore tout petit, elle peut le déposer dans son lit sans qu’il se réveille…

Elle remplit chaque jour un petit cahier dans lequel elle écrit comment s’est passé la journée, et nous discutons beaucoup le soir lorsque je viens récupérer Loulou.

Tout semble donc bien se passer, jusqu’au mois de février où elle demande à nous voir tous les deux un soir. Et où elle nous annonce que les choses ne se passent pas bien du tout. J’en ai déjà un peu parlé .

Honnêtement, le ciel nous tombe sur la tête. Elle ne nous en a jamais rien dit, alors que nous passons un peu de temps matin et soir avec elle. Elle ne l’a jamais évoqué dans le cahier.
Ce soir là, elle nous annonce qu’elle a beaucoup de difficultés avec Loulou, qui pleure beaucoup, surtout quand elle quitte la pièce, qui dort peu, et ne veut que ses bras. Elle nous dit que ses filles ne lui on jamais fait ça, ni le petit garçon qu’elle gardait avant… Et, surtout, elle nous dit que cela dure depuis décembre … Elle n’en peut plus, est épuisée, se réveille la nuit en croyant l’entendre pleurer. Elle veut donc se laisser le temps des vacances scolaires pour décider si elle continue de le garder ou pas…

Allez, je m’arrête là pour aujourd’hui. Pour la suite, RDV mercredi…

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Article publié dans : « Logistique familiale »

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