malise
9 mai 2012
Bien choisir son assistante maternelle… Et quand on n’a pas le choix ? (suite)

Je m’étais donc arrêtée au moment où je vous racontais comment notre assistante maternelle, qui gardait notre fils depuis 9 mois, nous annonçait de façon assez abrupte ses difficultés avec lui, et son envie de cesser de le garder. Ou non. Elle ne savait pas, et voulait réfléchir…

Voilà…

Rentrés chez nous, nous étions complètement perdus. Pourquoi ne nous en avait-elle pas parlé plus tôt ? Pourquoi Loulou n’avait-il pas cette attitude là chez nous, et pourquoi se comportait-il ainsi avec elle ? Allions-nous devoir trouver une autre assistante maternelle après ses quinze jours de réflexion?

Nous nous sommes vraiment questionnés, en avons parlé à notre pédiatre qui nous a dit que notre fils faisait certainement la fameuse crise d’angoisse de la séparation des neuf mois, mais avec sa Nounou. Sans m’en rendre compte, je me suis mise à changer d’attitude avec mon fils, à le poser plus pour voir s’il se mettait à pleurer, ou à le laisser volontairement seul dans une pièce. J’ai beaucoup, beaucoup culpabilisé, et l’angoisse de nous retrouver sans mode de garde du jour au lendemain n’arrangeait rien.

Après une semaine de vacances avec nous, Loulou devait passer la deuxième semaine chez sa Nounou, avec tous les enfants qui étaient en vacances. Cette semaine là, nous l’avons déposé chaque matin en ayant peur à l’avance de la façon dont la journée allait se passer, et en redoutant que sa Nounou ne se comporte plus comme avant. Chaque soir, nous sommes restés longtemps à discuter pour essayer de trouver une solution et, disons-le clairement, de la convaincre de continuer à le garder.

Et cette semaine s’est bien passée, avec peu de pleurs et de vraies siestes.
Je crois, en dehors du fait que nous ayons enfin pensé à son doudou comme objet transitionnel, que le fait de crever l’abcès et une semaine de repos avaient permis à la Nounou de prendre du recul, de relativiser, et d’être moins angoissée, ce que mon bébé devait bien ressentir…
Apparemment, elle en avait même profité pour aller en discuter avec sa référente à la PMI, et avec d’autres assistantes maternelles, afin d’avoir des conseils.

Entre parenthèses, vous voulez savoir ce que lui a dit sa référente ?
Je sais, c’est un autre débat, mais je ne résiste pas à l’envie de vous citer ses mots (relayés par la Nounou, hein) : « ce n’est pas aux adultes de s’adapter au rythme de l’enfant, mais à l’enfant de s’adapter à celui des adultes! ». Mais bien sûr !!! En gros, bébé pleure parce qu’il veut que vous le preniez ? Non non, surtout pas malheureuse, ce n’est pas à lui de décider s’il doit être porté, laissez-le pleurer! Pareil pour la sieste. S’il pleure parce qu’il ne veut pas dormir, ce n’est pas à lui de décider, si c’est l’heure de la sieste (que vous avez décidée), laissez le pleurer!

Bref, je m’égare, et je m’énerve…

Au bout des quinze jours, elle a quand même fini par nous annoncer qu’elle acceptait de continuer à le garder jusqu’à la fin de son contrat, fin août donc, et qu’elle envisageait de ne faire que du périscolaire par la suite…

Pourtant, nous n’avons pas souhaité aller jusque là. Nous savions qu’elle était vraiment super avec Loulou, et que son comportement envers lui n’avait pas changé, mais quelque part notre relation était différente, plus distante et tendue … Et puis, il y avait la suite de sa formation d’assistante maternelle, qu’elle devait réaliser avant l’été, environ dix jours répartis par-ci par-là et pendant lesquels nous devions nous débrouiller pour faire garder notre fils…

J’ai donc recommencé les mêmes démarches qu’un an plus tôt. J’ai appelé toutes les assistantes maternelles de la commune (une quinzaine), qui avaient toutes un super contact téléphonique, et cherchaient toutes, réellement, à m’aider à trouver une solution. C’était très sympa. Mais entre celle qui ne faisait que du périscolaire, celle qui ne gardait plus les enfants après 16h30, ou celle qui ne pouvait pas les garder tous les jours de la semaine, nous n’avons pu en rencontrer que deux. La première faisait elle aussi les trajets à l’école, en voiture, ce que nous ne voulions plus. Et la seconde, lorsque je lui ai demandé « Si on décide de travailler avec vous… », m’a interrompue en me disant « Si JE décide de travailler avec vous… ». Ambiance…

Nous avons fini par trouver une assistante maternelle ayant une place de disponible sur la commune voisine. Agée de 60 ans, elle avait largement l’expérience qui manquait à notre Nounou. Elle gardait d’autres enfants de la même année que le nôtre, et n’avait pas son permis donc ne faisait pas de trajets jusqu’à l’école? C’est son mari, assistant maternel lui aussi, qui les faisait.
Ses tarifs étaient un plus élevés, mais nous n’avions pas vraiment d’autre solution, et elle répondait au peu d’exigences que nous avions (pas de trajets donc pas de réveil de siestes, d’autres enfants, pas de souci si nous dépassions les horaires de temps en temps, repas maison, couches lavables acceptées).

Avec elle, pas d’adaptation à rallonge, nous avons commencé directement pendant les premières journées de formation de notre première assistante maternelle, puis définitivement après les quinze jours de préavis réglementaires.

Aujourd’hui, mes deux enfants sont gardés par cette nounou, que nous appelons « Nounou » comme elle nous le demande.
Les choses ne sont pas parfaites, loin de là. Elle est relativement stricte, donc tout marche à la baguette, mais ça ne me dérange pas plus que ça.
Par contre, je pense que mon fils s’ennuie royalement chez elle, parce que tous les enfants sont « parqués » avec des jeux dans un coin du salon et qu’ils ne font rien d’autre, ils ne prennent jamais l’air même quand il fait très beau. Du coup, il y dort beaucoup trop l’après-midi, bien que nous lui demandions de ne pas le laisser trop dormir, ce qui explique ses difficultés à se coucher le soir et ses réveils très matinaux.
Ma fille est trop petite pour l’instant, mais j’avoue avoir été obligée d’insister un peu lourdement pour qu’elle la sorte de son transat, à neuf mois …
A côté de ça, je sais que la présence des autres enfants du même âge est un vrai plus, que les repas sont bons et sains, qu’elle les prend même quand ils sont bien malades, et elle nous aide régulièrement par ses conseils, comme au moment de l’apprentissage de la propreté…

Nous avons refait une demande d’inscription en crèche, une fois, au printemps dernier… Nous n’avons pas eu de place… Sans surprise…

Et vous, pour faire garder vos enfants, simple ou compliqué ?

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Article publié dans : « Logistique familiale »

3 réponses à “Bien choisir son assistante maternelle… Et quand on n’a pas le choix ? (suite)”

  1. Pour être assistante éducatrice en crèche et avoir été assistante maternelle auparavant, je peux te dire que pour les petits, l’assmat reste le meilleur compromis.
    En effet, en crèche c’est comme chez ta nounou, ils restent beaucoup trop, à mon goût, en transat, ou parqués comme tu dis. Les animatrices n’ont pas le temps de s’occuper correctement de chaque
    enfant dans son individualité.
    Par contre, pour la sociabilisation, la crèche reste un bon compromis, pourquoi ne cherches tu pas à mettre ton plus grand en halte garderie (qqheures par ci par là ?)

    Je trouve quand même que tu n’es pas gâtée avec tes experiences !

    Bon courage pour la suite 🙂

  2. Eva Paolina dit :

    J’ai lu tes deux articles sur les Ass-Mat et je n’en suis que plus perturbée… (des enfants parqués dans des coins? Un bébé de 9 mois dans un transat? Et cette responsable PMI elle sors d’ou? on
    croit rêver!!!) Après discussion avec ma mère (EJE ancienne responsable de RAM et actuellement directrice de crèche)elle m’a dit que le métier d’ass-mat est trés particulier, souvent la personne à
    un gros besoin de reconnaissance et vit à travers la confiance des parents, qui une fois perdue peut créer des tensions palpables au quotidien. Ce que je vis moi en quelque sorte… Je vois que ta
    nounou actuelle n’est pas non plus le top du top mais existe t’elle cette nounou idéale? Je pense que nous sommes plutôt enclin à laisser notre enfant en collectivité, avec des règles bien définis,
    des projets pédagogiques, un éveil psycho-moteur quotidien… et il faut dire… une hiérarchie qui veille au grain! Malheureusement les places en crèches ou halte garderie sont trop rares (surtout
    dans nos campagnes, j’habite au début de la normandie, proche paris, c’est quasi impossible d’avoir une place, même si je garde le secret expoir d’en avoir une à la rentrée…)
    Ou alors c’est la formation et le contrôle du métier d’ass-mat qu’il faut renforcer, modifier… quand j’ai parlé à la responsable du RAM de ma commune, elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas faire
    grand chose à mes problèmes… que les contrôles étaient trop rares voir inexistants…c’est bien dommage! On parle d’un métier, pas d’un hobbi ou d’un passe-temps permettant de rester à la maison
    élever ses enfants (ce que je conçois comme raison…) mais je pense qu’il faut aussi être animer par l’envie de s’occuper réellement d’enfants et ça bah c’est pas évident!!
    Bon j’arrête mon pavé (dans la marre!)
    A te lire!

    Bon après-midi
    Bises
    Pauline

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