malise
8 juin 2012
Voyager avec 2 enfants … « SOS galères, bonjour! » (2)

Alors, souvenez-vous, dans le précédent épisode nous arrivions tout contents et dégoulinants à l’aéroport de Punta Cana, et déchantions vite en découvrant le Terminal transformé en fourmilière…

Puisqu’il n’y avait pas de queue visible, nous décidons de suivre des personnes qui étaient dans le même avion que nous, qui apparemment ne savaient pas plus où il fallait aller, mais bon, au moins, engager la conversation et médire sur l’organisation soulage et permet de passer le temps…

Qui, croyez-moi, est passé trèèèès lentement…

Les pauvres loulous, épuisés, ont fini par rendre les armes et poser chacun la tête sur l’épaule qui les portait. De notre côté, nous essayions tant bien que mal de nous faufiler grâce à la sollicitude des gens présents. On devait vraiment faire peine à voir, hein, parce qu’ils ont tous été super sympas!

A un moment, environ après une heure d’attente, une petite fille de l’âge de Loulou s’est mise à hurler dans les bras de son Père, entraînant avec elle son petit frère qui ne demandait pas mieux.
Du coup, un des douaniers, jusque là fort occupé à parler dans son talkie comme la dizaine d’autres de ses collègues, s’est approché et leur a fait signe de passer devant… Chouette, enfin un qui nous vient en aide!

Ben non, en fait. Il a laissé passer la famille, puis a refermé le cordon devant nous.

Comme les gens autour nous disait tous de passer quand même, nous avons essayé, mais le douanier s’est approché et a remis le cordon en place…

Loupé…

Pour le coup, on a regretté que nos enfants soient si calmes. Enfin, complètement HS serait plus juste…

Nous avons donc pris notre mal en patience encore 1/2 heure, avant de pouvoir enfin franchir la douane avec nos passeports, qui n’ont absolument pas été contrôlés!

Ensuite, direction le tapis pour récupérer les valises… Aucun chariot à l’horizon, ça se complique! Loulou doit marcher, et le fait en rechignant un peu, à 2 à l’heure…

Pour finir, nous allons vers notre bus, et patientons une nouvelle heure en attendant que les 200 autres personnes prévues arrivent! Heureusement, il y a la clim, et suffisamment de passage pour distraire tout le monde…

A partir de là, je dois dire que tout s’est très bien passé…

Je peux même vous le prouver :

Punta-Cana-Mai-2012 0406

Au cas où vous vous poseriez la question, non, ce ne sont pas mes pieds!

Les miens sont beaucoup moins poilus grands!

8 jours de moments parfaits, en famille…

Et puis, il a quand même fallu repartir…

Dire que nous n’étions pas très sereins à l’idée de revivre la même chose que le 1er jour à l’aéroport est un euphémisme !!!

A l’heure prévue, un bus était là, et nous n’avons pas eu à attendre que tout le monde arrive comme à l’arrivée…

Puis, à l’aéroport, des panneaux indiquaient les endroits où aller, et des files d’attente bien distinctes s’étaient formées devant les guichets d’enregistrement… A peine croyable! On aurait dit que les 2 parties de l’aéroport étaient gérées par 2 personnes différentes!

Il a quand même fallu faire la queue pour le contrôle des bagages et le passage en douane, sinon ça n’aurait pas été drôle, mais nous n’étions pas (encore) fatigués. Sauf Loulou, qui avait déjà dormi toute la matinée, et commençait à avoir sérieusement de la fièvre…

Comme tout s’est fait très rapidement, nous avons quand même attendu 2 heures dans le Terminal bondé et surchauffé, avant de pouvoir embarquer.

C’est à ce moment là qu’on a retrouvé « l’organisation » typique de cet aéroport.

Tout d’abord, on n’en croyait pas nos oreilles, mais les gens avec des enfants ont été appelés pour passer en premier. Alors nous nous sommes avancés, avec toutes les familles concernées, et nous avons (re)commencé à patienter, debout, enfants et bagages à bout de bras… Jusqu’à ce que les hôtesses fassent avancer l’autre file, celles des gens sans enfants!

Ok, on se faufile tous, encore une fois avec la complicité des autres passagers (il faut dire qu’il y avait beaucoup de Papis et Mamies, bienheureux retraités!), mais on nous dirige vers un autre endroit, en plein soleil, où nous attendons de nouveau…

Bien entendu, ce sera encore la file des gens sans enfants qui commencera à avancer la première. Ils doivent avoir des tendances antinatalistes, là-bas!

Ensuite, nous avons longé la piste d’atterrissage comme à l’arrivée, avec la même température, et attendu de pouvoir monter dans l’avion… C’était un tantinet long, et honnêtement assez difficile, surtout pour les enfants!

Dans l’avion, la clim était lancée à fond, je ne vous raconte pas l’impression de rentrer dans une glaciaire … J’ai attrapé la 1ère couverture trouvée pour couvrir Loulette, pas envie d’avoir à gérer une maladie au retour!

Bien entendu, le coup des placements s’est reproduit, sauf que cette fois le couple qui avait les autres sièges a refusé de se déplacer… On s’est bien dit qu’on serait vengés quand les enfants se mettraient à crier, mais vu leur état de fatigue, on doutait un peu que cela se produise.

Donc, Papa s’est installé avec Loulou côté nacelle, et moi je me suis installée avec Loulette de l’autre côté, espérant ne pas avoir à la garder sur mes genoux tout le long…

Loulou s’est endormi, ses fesses à peine posées sur le siège. Quant à Loulette, la ceinture pour enfant, l’écran en face de nous, la tablette ou le cendrier étaient tout autant de jeux potentiels qui l’ont ravie, et ma foi, « un peu » énervée… J’ai eu du mal à la tenir assise, elle se penchait dans tous les sens, et même la dosette de sérum phy n’a rien changé…

L’inconvénient de ce vol, c’était qu’il devait se poser à Saint Domingue, pour que l’avion soit nettoyé (il arrivait de Paris). Il a donc fallu réveiller Loulou, reprendre tous les sacs, sortir dans la fournaise, repasser un contrôle, refaire la queue en attendant qu’on nous ouvre les portes de la salle de transit, faire manger les loulous et les faire patienter encore 1 heure en attendant de pouvoir remonter dans l’avion.

Une fois dedans, pour le vol définitif cette fois, Loulou s’est rendormi et ne s’est vraiment réveillé qu’au moment de descendre sur Paris.

Petit aparté pratique : c’est LE GROS avantage des vols de nuit. Les enfants dorment, d’autant plus facilement que les lumières sont éteintes. Pas tout le long, certes, mais on gagne quand même quelques heures sur les longs courriers. Donc, quand c’est possible, mieux vaut trouver des vols de nuit!

Loulette a eu plus de mal à vrai dire, je crois qu’elle était juste épuisée, et j’ai mis beaucoup de temps pour parvenir à l’endormir. Dès que je passais près de quelque chose qui attirait son attention, elle redressait la tête et voulait jouer avec.

Même si les enfants ont été des anges, je n’ai pas beaucoup pu fermer l’oeil … Les toilettes, ça fait du bruit et de la lumière (qui m’arrivait en plein sur les yeux). Comme il y a eu beaucoup de turbulences, il a fallu que je reprenne Loulette sur moi pendant la majeure partie du vol. Je ne pouvais pas regarder un film, parce que la lumière de l’écran était très forte…

J’ai donc passé le temps en comatant, contemplant mon bébé, regardant les gens passer…

A l’arrivée, c’était parti pour 6 heures d’attente!

Une première heure s’est envolée à chercher l’infirmerie, le manque de tonus et le front bouillant de Loulou nous inquiétant beaucoup. Au final, même pas un petit 38!

Petit aparté pratique : trêve de plaisanterie, ceci est un vrai conseil. Moi, comme je n’avais plus de place dans les sacs, j’ai laissé toute ma panoplie de médicaments dans les valises. Il faut vraiment penser à garder avec soi au moins du doliprane, voire des médicaments contre la diarrhée au cas où elle surviendrait dans l’avion. Ça permet d’éviter d’aller déranger toutes les Mamans de l’avion, et de se ronger les sangs pour rien!

Puis une autre heure à faire le tour des Terminaux, en bus cette fois! Pour une fois qu’on parvenait à tirer des leçons…

Ensuite, nous sommes allés nous restaurer, mon Frère et ma Belle-Soeur très enceinte sont venus nous faire un petit coucou, nous avons effectué notre dernier contrôle de bagages (qui nous a encore contraints à réveiller les enfants, parce que le grand devait poser ses doudous et passer seul, et parce que la petite ne pouvait pas rester dans le porte-bébé), attendu encore un peu avant l’embarquement, et pris notre dernier vol des vacances, dans lequel tout le monde a dormi.

Nous sommes rentrés chez nous épuisés, n’ayant quasiment pas fermé l’oeil depuis 36 heures, un peu sonnés.

Comme à l’aller, nous avons décalé les enfants tout de suite, en leur donnant leur repas du soir, et ils sont allés se coucher très facilement, contrairement à ce que l’on avait imaginé…

La conclusion de tout ça ? Quand je pense qu’on s’était refusé à le faire juste avec Loulou il y a 2 ans, je me dis qu’on était bien trop raisonnables (ou peureux)! Pour ce voyage, les difficultés ne sont pas venues de là où on les attendait, et franchement les enfants nous ont bluffés par leur patience et leur souplesse, qu’on n’aurait pas imaginées vu leur jeunesse.

J’ai eu l’occasion d’en discuter avec notre pédiatre, la semaine de notre retour. Je lui disais qu’on avait quand même été un peu égoïstes de leur faire subir tout ça…

Vous savez ce qu’elle m’a répondu ? « Mais pas du tout, au contraire, vous avez bien eu raison d’en profiter! Eux ont déjà oublié la fatigue, mais pas les bons moments passés avec vous! ». Paroles de Sage!

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