malise
9 juillet 2012
Quand les regarder fait chavirer mon coeur

Il y a une espèce de magie qui se crée quand on regarde nos enfants, nous, leurs Mamans. Le temps semble comme suspendu, un peu comme si on détaillait une photo, pour mieux nous permettre de tout graver dans notre mémoire. On peut percevoir chacun des petits détails de leur visage, le duvet soyeux sur leurs joues, leurs sourcils fins et leurs longs cils, les tâches de couleurs dans leurs yeux rieurs, leurs lèvres ourlées, si finement ciselées …

Je ne me lasse pas de regarder mes enfants, de les admirer. Souvent, je suis surprise de les trouver si beaux. Souvent, j’ai peur de les aimer autant …

Je me souviens de leurs premiers jours, à tous les deux. De ces moments où, seule avec eux, je faisais enfin leur connaissance, et où leurs visages encore inconnus me semblaient pourtant si familiers. Je scrutais chaque parcelle de leur peau. Je m’attendrissais de leurs petits mouvements, et des sons qu’ils émettaient, si nouveaux. Je caressais et respirais, déjà, le creux de leur petit cou.

Je me souviens de nos peaux à peaux, petites plumes posées contre mon coeur qui me rendaient tellement vivante et heureuse de vivre, moi qui leur avait donné la vie …

Je me souviens de nos têtes à têtes, de nos yeux dans les yeux, de ces longues heures à ne rien faire d’autre que de les regarder pousser. Quand chaque bâillement provoquait un éclat de rire.
Quand chaque sourire provoquait une vague de bonheur. Quand chaque pleur serrait le ventre.

Et ils ont grandi, mes bébés. Leurs corps menus ont profité, leurs traits grossiers se sont dessinés.

A la joie de les voir grandir s’est ajoutée celle de les voir s’épanouir. Leurs sourires m’ont soudain été destinés, leurs éclats de rire ont répondu à mes chatouilles, leurs bras qui me serraient à leur tour ont soulagé le manque après une journée sans eux …

Aujourd’hui, je regarde encore mon fils comme je le regardais il n’y a pas si longtemps. J’admire ses beaux cheveux, tellement épais et indisciplinés. Son grand front. Ses yeux malicieux, immenses, qui sourient toujours. Son petit nez retroussé. Sa bouche rieuse et ses dents si blanches. Ses joues, qui ne sont déjà plus celles d’un bébé, mais qui le redeviennent subitement lorsqu’il se met à rire. Je vois son corps gracile qui commence à se muscler, son ventre encore un peu gonflé qui appelle mes baisers, ses longues jambes abîmées de petit garçon cascadeur.

Je vois ce qu’il est devenu, en si peu de temps. Cet enfant curieux, futé, têtu, charmeur, parfois solitaire, toujours tourbillonnant. Je le vois dévorer la vie, et l’aimer, c’est très important.

Puis je regarde ma fille, mon deuxième Trésor. Je ne pensais pas possible d’aimer son deuxième enfant aussi fort que le premier. Je me trompais tellement !!! J’admire ses cheveux si fins et si doux, ses yeux magnifiques si semblables à ceux de son frère, ses joues à croquer qui la rendent si unique, sa bouche en perpétuel mouvement, son sourire ravageur et communicatif.

Déjà je la devine câline, tendre, audacieuse, décidée, un peu capricieuse. La présence de son frère la pousse à s’affirmer, à se faire entendre. Elle veut conquérir sa place, dans son monde pourtant tout acquis.

Non, je ne me lasse pas de regarder mes enfants. Je ne me lasse pas de les aimer, du mieux que je peux, de les entourer, de les encourager …

Parce que rien ne vaut le bonheur de les voir rire ensemble.

Frère et soeur

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Article publié dans : « C’est si bon … »

5 réponses à “Quand les regarder fait chavirer mon coeur”

  1. Babs dit :

    Cest tres beau comme texte ! Profite bien de tes loulou. Je vous souhaite bru oups de bonheur pour de nombreuses années

  2. evalina dit :

    Je vois donc, que je ne suis pas la seule à m’extasier devant mon fils, à le trouver parfait de la pointe des cheveux jusqu’au bout de ses petits orteils .Moi aussi ,je pourrais le regarder durant
    des heures sans me lasser, m’etonnant encore d’avoir mis au monde un petit être si beau. Déjà lorqu’il est né, j’avais l’impression de l’avoir toujours connu, il était comme une evidence qui
    s’imposait à moi soudainement, pourtant durant ma grossesse, je ne l’avais pas imaginé et encore moins idéalisé,et c’est tant mieux, car je l’aime ainsi, et bien au-delà de mes espérances. Cet
    instinct maternel dont on nous parle tant, existerait il finalement? Il paraîtrait que oui; et si il n’est pas inné, il s’acquiert au contact de ces êtres merveilleux que sont nos enfants. Ton joli
    texte dédié à tes enfants, m’a emue et inspirée ces quelques lignes.

  3. evalina dit :

    Je ne suis donc pas la seule à m’extasier devant mon fils, à le trouver parfait ,de la pointe des cheveux jusqu’au bout de ses orteils. Je pourrais egalement passer des heures à le regarder, à
    l’admirer tout en me demandant comment j’ai pu mettre au monde un être aussi beau. Déjà à sa naissance j’ai eu cette etrange impression de l’avoir toujours connu, il s’imposait à moi, comme une
    evidence; je ne l’avais pourtant pas imaginé et encore moins idéalisé, et c’est tant mieux, car il depasse toutes mes esperances, il est LUI et ça me va très bien comme ça. L’instinct maternel dont
    on nous parle tant, existerait t’il donc ? apparemment oui, et si il n’est pas inné, on l’acquiert grâce à ces êtres merveilleux que sont nos enfants. Ton magnifique texte dédié à tes enfants m’a
    emue et inspiré ces quelques lignes.

  4. evalina dit :

    Oui, en effet, ton texte m’a tellement inspiré que je t’ai ecris deux fois le même commentaire, pensant que le premier n’avait pas été pris en compte, vraiment désolée! enfin tu verras il y a
    quelques variantes malgré tout. Au plaisir de te relire très bientôt et cette fois ci , c’est promis je ne te ferai pas un commentaire en double exemplaire;

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