malise
24 octobre 2012
Si je pouvais les mettre dans une bulle

http://1.bp.blogspot.com/-5ZuyJbVvDQs/TxgeYqwIrjI/AAAAAAAABsM/Xvtd9dEL6GQ/s320/1.jpgJe ne savais pas en devenant Maman qu’autant de choses me toucheraient. Je ne
savais pas que des larmes couleraient à la vue d’un enfant malheureux. Je ne savais pas que j’aurais la chair de poule à la moindre évocation d’un enfant maltraité.

 

La maternité, je la voyais lumineuse, joyeuse, douce, sereine. Je n’imaginais pas les affres par lesquelles elle peut vous faire passer.

 

Je ne veux pas parler ici des difficultés que l’on rencontre toutes avec nos grossesses, nos accouchements, nos allaitements ou nos biberonnements. Il n’est pas question d’endormissement
douloureux, de sommeil difficile, de problèmes avec la nourriture, de crise des 2 ans, de frustration.

 

Tout cela passe. Avec plus ou moins de facilité, tout cela prend fin un jour, pour laisser la place à autre chose sans doute, mais il est trop tôt pour moi pour savoir de quoi parler.

 

Il est cependant une chose qui ne disparaîtra jamais. Cette chose, je la sens au plus profond de moi depuis le premier jour où j’ai su que j’étais enceinte, depuis le tout début de ma première
grossesse.

 

Cette crainte, insidieuse, tapie dans l’ombre. Cette angoisse presque viscérale que son enfant puisse souffrir.

 

Enceinte, j’avais peur que mes bébés ne se développent pas correctement. Je n’étais pas sûre que j’aurais le courage d’accepter un enfant handicapé, disons les choses telles qu’elles sont, mais
c’est aussi à lui que je pensais, à la vie qu’il aurait à subir.

 

A leur naissance, c’est leur bien-être qui m’est apparu comme étant la chose la plus importante de ma vie. Faire en sorte qu’ils soient bien. Qu’ils n’aient ni trop froid, ni trop chaud. Qu’ils
n’aient pas faim, pas mal au ventre, pas de température. Qu’ils n’aient pas peur de se retrouver sans nous, qu’ils sachent que nous serions toujours présents pour eux.

 

En grandissant, de nouvelles peurs sont apparues.

 

La peur de la maladie, que je n’arrive pas à les soulager suffisamment.

 

La peur qu’ils chutent en apprenant à marcher. Il n’est pas rare, même encore aujourd’hui alors que ma fille gambade allègrement, qu’il me faille changer de pièce pour la laisser s’élancer seule,
tellement je crains qu’elle ne se fasse mal en tombant.

 

La peur qu’ils ne soient pas sociables, qu’ils ne se fassent pas d’amis, qu’ils soient incompris, isolés.

 

La peur qu’ils ne soient pas heureux.

 

Et celle, enfin, que quelqu’un leur fasse du mal.

 

En décidant de devenir parents, nous avons pris la plus lourde responsabilité qui soit. Celle de la vie d’un autre être humain. Celle du bonheur de quelqu’un qui n’avait rien demandé.

 

J’aime mes enfants par dessus tout. Je sais que je crie souvent, que je m’emporte, que je ne réagis pas toujours comme je devrais. Mais, quoi qu’il arrive, j’essaie de faire de mon mieux pour les
protéger, les entourer, les soutenir, les encourager.

 

Je ne pense pas à tout cela en permanence, et heureusement me direz-vous! Seulement le vie vous ramène parfois à ce qu’elle a de plus mauvais, et fait rejaillir notre instinct primitif de
conservation. Je crois, non, je sais, que je pourrais faire n’importe quoi pour mes enfants.

 

Il y aura d’autres plaies, et d’autres bosses, mais je serai là pour les panser et les soigner.

 

Il y aura des chagrins d’amour ou d’amitié, mais ils pourront compter sur moi pour les épauler.

 

Il y aura des échecs, des déceptions, des renoncements, mais je tâcherai de ne jamais les juger, et de les aider dans leurs choix.

 

Je pense à mes parents, à ma Maman qui n’est plus là. Comme je les comprends aujourd’hui! Comme je suis fière d’être leur fille!

 

Je pense à cette femme, qui a fait le choix d’être assistante maternelle et de veiller sur les enfants des autres. Je veux bien lui laisser le bénéfice du doute. Mais qu’elle ne s’avise pas,
jamais, de toucher un seul cheveux de mon fils.

 

Je ne peux pas les mettre dans une bulle, mes enfants adorés, alors je vais essayer d’en être une pour eux. Une bulle de bonheur, une bulle de douceur, une bulle d’Amour ♥.

 

Loulous 2

 

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Si je pouvais les mettre dans une bulle:
Je ne savais pas en devenant Maman qu’autant de choses me toucheraient. Je ne
savais pas que des lar …

6 réponses à “Si je pouvais les mettre dans une bulle”

  1. lili dit :

    tu m’as fait avoir la chair de poule. J’espere que tout va bien? bisous

  2. A la mère si dit :

    Il est magnifique ton article ! J’ai été très touchée par tes mots. Bravo.
    Et courage pour ton souci d’assistante maternelle…

  3. NiouzMum dit :

    Je comprends tout ce dont tu parles et partage la plupart de tes peurs (sauf celle des chutes quand ils apprennent à marcher, vas comprendre !)
    J’espère que vous avez trouvé une solution à votre problème !?
    Trop cool la photo !

  4. anyuka dit :

    Il est vraiment très très beau ton texte, car ces sentiments, ces peurs je les partage aussi, parfois je me trouve même irrationnelle, mais là je me sens moins seule 🙂 !
    Courage avec la fièvre et aussi avec l’assistante maternelle, j’espère que tout va vite s’arranger !

  5. Maman Crotte dit :

    Tu me fais pleurer !
    C’est tellement vrai ! Tellement !!!

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