malise
7 février 2013
C’était comment déjà, quand on avait un seul enfant ?

… ou comment c’est trop le pied de redevenir primipares!!!

(mais que pour quelques jours hein!)(non parce qu’en vrai je fais la fière, mais il commence à me manquer mon chenapan…)

Que je vous dise. Depuis mardi Loulou est en convalescence dans une maison de repos classée catégorie 10 étoiles en matière de chouchoutage et coq-en-pâtage… Et oui, il est chez sa Mamie, et apparemment pas trop pressé de revenir, l’ingrat!

Quant à nous, avec notre Poupette devenue fille unique, nous sommes… désoeuvrés!

Bah oui, vous m’avez bien lue. Nous avons trop de temps, et nous ne savons pas quoi en faire. Un comble!

Mais revenons une minute en arrière, vous allez comprendre…

Depuis que nous sommes devenus multipares (bahhh, quels mots horribles : nullipares, primipares, multipares. En disant ces mots, j’ai l’impression qu’on range les gens dans des cases uniquement en fonction des enfants qu’ils ont pu avoir ou non! Mais bon, il parait que c’est ce qui se dit, alors…).

Bref, depuis que nous avons plus d’un enfant disais-je, j’ai l’impression que nous vivons dans une espèce de tourbillon géant. Chaque fin de semaine, je suis surprise de la rapidité avec laquelle elle est passée, sans rien avoir fait d’autre que d’être allée au boulot chaque jour et d’avoir géré les enfants entre-temps.

Devenir parents, c’est entrer dans un continuum espace-temps différent. C’est savoir que quoi qu’il arrive, il y aura toujours un petit bout de chou qui sera entre vos pattes pour vous empêcher de vaquer correctement à vos occupations. Ou qui vous rappellera à l’ordre dès que vous esquisserez le geste de poser tranquillement vos fesses sur le canapé, en vous demandant ce que vous allez bien pouvoir faire pour occuper agréablement le temps libre que vous avez devant vous (ah ah ah, c’te blague!). Ou plutôt si, parfois on arrive à la faire. Mais c’est pour se relever aussitôt en se rappelant qu’on a une machine à faire tourner / du linge à plier / une baignoire à nettoyer / un repas à préparer / l’aspirateur à passer… Et encore, moi je ne repasse pas, et les enfants n’ont pas encore l’âge d’avoir des devoirs à faire!

Quand nous avons eu notre premier enfant, nous n’étions absolument pas préparés à ce qui nous attendait. A cette tornade dévastatrice qu’est l’arrivée d’un enfant dans un couple. Notre Loulou, nous le voulions, et nous avons essayé de l’accueillir du mieux que nous le pouvions. Nous étions prêts à beaucoup de sacrifices pour son bien-être. Nous l’aimions déjà avant de le rencontrer.
Pourtant, rien ne peut nous préparer aux nuits blanches et aux pleurs inconsolables, à cette fatigue si intense qu’on donnerait n’importe quoi pour dormir plus de trois heures de suite, au sentiment d’être inutile et à la sensation de ne jamais y arriver…

Mais nous y arrivons toutes et tous. Avec plus ou moins de difficultés. Avec plus ou moins de crises, de tensions, de déprime, de séquelles.

Un jour, le nourrisson mue en bébé, et le bébé en petit enfant. D’autres difficultés apparaissent, mais comparées au Vietnam des premiers mois, et une fois qu’on a découvert que l’écoute et l’attention peuvent régler bien des problèmes, tout paraît beaucoup plus simple. Enfin, tout dépend des personnes hein, parce que si on est comme moi et qu’on se pose toujours dix milliards de question à la minute, ça reste un tantinet compliqué…

Je vais vous dire ce qui nous a été le plus difficile à accepter, à mon Amoureux et moi. Oui, à tous les deux. C’est le fait de ne plus jamais avoir de temps pour soi. Jamais. Avec un enfant qui dort peu et qui est très en demande dans la journée, il ne fallait pas imaginer avoir une minute de tranquillité. Pour que l’un puisse faire quelque chose, il fallait que l’autre s’occupe du lardon. Et inversement. Du coup, nous avons pendant très longtemps été particulièrement à cran à ce propos. Heureusement, Mamie était là, et il nous arrivait fréquemment de faire des choses chacun de notre côté, à tour de rôle.

Mais la nature étant bien faite, et notre Loulou si beau et si parfait malgré tout, on s’est dit un jour qu’on ne pouvait pas en rester là, et que quitte à en baver… Voilà quoi, Loulette a débarqué à son tour. Et vous savez quoi ? Et bien cela n’a rien changé fondamentalement à notre quotidien.

Avant, avec un seul enfant, j’avais l’impression de courir à longueur de temps, d’être calée sur ma montre, de ne pas toujours faire les choses comme il fallait, de ne pas toujours savoir gérer.
J’avais peur de ne pas y arriver. La logistique et la fatigue étaient mes ennemies. Je rageais de n’avoir pas de temps pour moi, je regrettais ma vie d’avant, chaque petite minute de répit était la bienvenue.

MAIS j’étais heureuse comme jamais, je dévorais mon petit loup de bisous et de chatouilles, j’avais peur de râter une minute de sa vie, je le trouvais magnifique et surprenant, je l’aimais d’un amour plus fort que tout.

Et maintenant, avec deux, ben tout pareil… En plus speed, mais en plus organisé. En multipliant par deux les chances de ne pas dormir ou les choses à gérer, mais en étant plus zen et en ayant deux fois plus de satisfactions (et de câlins). Et surtout en aimant les deux d’un amour encore plus fort.

Depuis presque dix-neuf mois que nous sommes quatre, je n’ai pas honte de dire que je me demande comment je faisais avant pour être tout le temps débordée. J’ai la réponse, bien sûr : tout était nouveau et source d’interrogations. Aujourd’hui, avec deux enfants, je sais ce qu’il faut faire, et surtout, je m’inquiète beaucoup moins pour des broutilles.

Ce qui fait que depuis trois jours, avec ma Loulette comme seule enfant à gérer, j’ai comme l’impression d’être en vacances. Hier, nous avons pris un bain toutes les deux, et nous sommes restées une heure à barboter et à papoter. On profite d’elle comme on ne peut que rarement le faire quand ils sont là tous les deux, et c’est un vrai bonheur que cette petite fille qui éclate de rire pour un rien!

Ses repas, ses couchers ? Des formalités! Elle mange tout ce qu’on lui donne, tout ça se passe tranquillou parce que son frère n’est pas là. Pour aller au dodo à 20h15 (maxi), un gros câlin, au revoir aux fées (il faudra que je vous montre tout ça un jour, d’ailleurs!), et hop, c’est parti pour une bonne nuit (ou pas, ahem!). Le lever ? Cinq minutes avant de partir, et zou dans la voiture avec un gâteau en attendant le biberon chez Nounou. Les jeux ? Voui voui, je la laisse jouer avec ses livres ou ses duplos pendant que je bouquine et acquiesce à tout ce qu’elle me raconte. Pas de crises, pas de cris, pas d’enfant qui se roule par terre à la moindre contrariété et qui répond non à tout ce qu’on lui dit…

Alors voilà, je profite, je profite…

Mais j’ai quand même hâte que mon asticot revienne, ses câlins me manquent trop!!!

Pimprenelle

Ma Pimprenelle et son nouvel amoureux…

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Article publié dans : « Parents mais pas que »

12 réponses à “C’était comment déjà, quand on avait un seul enfant ?”

  1. coucoumaman dit :

    Héhé, ben mon chéri a emmené le ptit chez le docteur ce matin..ils sont partis 3h et je me suis retrouvée avec mon grand sage comme une image.
    Il est resté dans sa chambre et a joué avec tout ce que je lui sortais de l’armoire. Il était trop content. Ensuite, il est venu près de moi pour dessiner tranquillement. J’ai fait 3000 trucs de
    mon côté.. c’est fou la différence quand on en a plus qu’un !
    bises

  2. Han ne me dis pas ça, j’ai déjà l’impression que les journées sont courtes avec ma seule et unique… l’Homme ne voudra jamais d’un deuxième…

  3. Green dit :

    tiens, c’est amusant, nous vivons la même situation cette semaine, avec la grande en vacances chez son parrain. Du coup on se retrouve seuls avec le petit et on a l’impression d’avoir à nouveau
    plein de temps pour nous (alors qu’en réalité, on a juste des repas plus calmes et du temps pour cuisiner tranquillou). Bref, j’aurais pas dit mieux que toi !
    profite de ces moments privilégiés avec ta fille alors 😉

  4. mamandoudouce dit :

    Profites de ces petits moments en tête à tête avec Loulette 😉 Et vivement le retour des câlins à 4 😉

  5. Oui c’est magique de revenir à un enfant unique le temps de quelques jours ! Ca va nous arriver pendant les vacances, et j’ai hâte, surtout que ce sont des moments privilégiés avec celui qui reste
    (le plus petit en l’occurrence ici aussi, qui découvre les joies de l’enfant unique ;))

  6. Alors moi même si je suis devenue beaucoup plus calme avec la Sucrette et que les choses sont plus « cool » elle est toujours tellement en demande que je me demande où je pourrais caser un deuxième
    enfant là-dedans. Ma fille sollicite qu’on joue avec elle, qu’on lui raconte des histoires, qu’on la balade. On n’a le temps de rien. Alors 2… Pourtant il en est question. Je me demande comment
    ça peut être jouable…

  7. Nous sommes aussi en mode « enfant unique » aujourd’hui et demain, la Princesse a remporté le premier prix (un séjour chez les grands-parents) au jeu de la maladie la plus sympa avec un combo angine
    – otite. Ca va nous faire drôle !

  8. NiouzMum dit :

    Trop belle la photo de ta Loulette …
    Ben pour une fois vécu totalement different de ma part : l’arrivée de MiniLui et ses 18 premiers mois ont été plutôt cools et zen et l’effet « tornade qui dévaste tout sur son passage » on l’a connu
    avec l’arrivée de Zébulon : ça tient aussi à la personnalité de l’enfant je pense …
    Je connais un peu le « avec un seul enfant » mais temporairement quand MiniLui est à l’école … Et du coup le papa n’est pas là non plus pour en profiter !

  9. Ptisa dit :

    je me retiens d’être agressive contre les gens qui disent qu’ils sont fatigués alors qu’ils dorment et qu’ils n’ont qu’eux à s’occuper … on était comme ça nous aussi !! Pas de temps pour soi,
    c’est clair, mon mari est marathonien, il a bien diminué le rythme mais il part courir 3 fois par semaine de 5h30 à 6h30 le matin (et oui, puisqu’on est réveillés), quand à moi je suivais des cours
    de peinture c’est le soir de 18h30 à 20h30 j’y allais direct du boulot, le papa s’occupait de la grande, mais avec les deux, c’est fini, là j’ai pu y aller, mais les coucher en même temps c’est pas
    possible, Nelly, faut la bercer pendant que Vio demande des histoires … Mais là je me rends compte depuis quelques jours que je peux m’asseoir sans que personne ne me demande rien pendant
    plusieurs minutes d’affilé, alors je regarde des magasines, je fais un peu de couture, bref, des activités que je peux arrêter à tout moment, mais qui me détendent (pour la pose du vernis à ongles
    c’est pas encore assez long mais j’ai espoir !)

  10. chouf dit :

    J’adore moi aussi, n’en avoir qu’un, peu importe laquelle, j’ai l’impression de n’avoir rien à faire…
    Alors que qd elle est née j’étais débordée!! 🙂

  11. EloD16 dit :

    Et voilà comment, en moins de 2 et alors qu’on avait juré au grand jamais « qu’on ne nous y reprendrait plus »…, on se retrouve à penser au petit 3ème…! Car, en effet, on les a tellement bien
    réussi les 2 premiers qu’il serait dommage de ne pas remettre ça! « Heureusement », pour le moment, mon petit mari (et ma raison peut être…) s’y oppose fermement…La suite, au prochain épisode!!!
    Bisous à toi Malise

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