malise
1 juillet 2013
Le bonheur est dans le pré

Quand nous avons laissé notre appartement de 55 m2 dans les Pentes de la Croix-Rousse avec mon Amoureux, je n’imaginais pas que j’aurais autant de difficultés à me faire à notre nouvelle vie.

Je venais tout juste de quitter un boulot dans lequel j’étais très indépendante mais toujours sur les routes, pour un poste 100% sédentaire (quasi) mais 100% confortable.

L’achat de notre maison, son petit jardin, la vie à la presque campagne, faisaient partie d’un changement de vie pleinement désiré.

Sauf que voilà, il semblerait que ces quelques années en ville m’avaient transformée en citadine qui s’ignore. Le calme tant attendu ne me plaisait finalement pas tant que ça. Les trajets pour aller bosser, la fin des sorties spontanées, l’hiver gris dans une maison froide, tout cela me faisait regarder en arrière avec envie.

Loulou s’est invité tout de suite après notre emménagement, ce qui fait que nous avons eu peu de temps pour nous faire à notre vie à deux dans ce nouvel environnement. Nous avons très vite été trois, et de ce premier bel été je garde surtout le souvenir des promenades nocturnes du salon au bureau pour calmer les coliques de notre nouveau-né. Et des passages par ce jardin que je bénissais d’exister, puisque lui seul parvenait à stopper ses pleurs (avec l’épaule de son Papa).

Les mois passant, équipée de mon bébé parfait ou presque, je me suis mise à regarder la maison différemment. Elle était la maison de notre famille, idéale pour que Loulou grandisse et s’épanouisse au grand air.

Il m’a quand même fallu près de deux ans pour m’acclimater, et je crois l’avoir adoptée définitivement grâce à ma seconde grossesse. Et grâce aux moments passés dans le jardin, assis tous ensemble sur le petit mur chauffé par le soleil.

La décision de s’éloigner encore plus n’a pas été facile à prendre, mais cette maison-là, celle dans laquelle nous sommes aujourd’hui, nous n’avons pas pu lui résister.

Elle est un peu celle que nous aurions fait construire si nous avions pu. Elle est spacieuse, lumineuse, conçue pour se sentir bien. Elle est le seul chez-moi qui m’ait fait dire un jour en vacances que j’avais envie de rentrer.

Le plus ironique dans l’histoire, c’est que je ne cessais de dire à mon Amoureux, avant de découvrir la maison, que je ne voulais pas aller dans ce coin qui me paraissait tellement éloigné de « ma » ville.

Aujourd’hui, j’essaie tant bien que mal d’apprivoiser un endroit qui ne me plaît pas plus que ça. Il y a les trajets encore plus longs, les aléas avec nos recherches de mode de garde, nos amis far far away. Il y a les commerces dans lesquels je ne trouve pas mes habitudes (même s’il faut reconnaître que les prix sont quand même plus bas). Les producteurs locaux que je n’arrive pas à dénicher.

Bref, il faut que je me crée de nouveaux repères/repaires.

Mais je ne regrette absolument pas notre choix.

Parce qu’en dépit de ces petits inconvénients mineurs qui se régleront certainement avec le temps et les rencontres que nous pourrons faire, ce que je vois avant tout ce sont mes deux petits monstres courir pieds nus sur notre terrasse, sauter sur le trampoline, se bousculer sur le toboggan, rire aux éclats sur la balançoire. C’est cette vue magique, magnifique, qui vaut bon nombre de paysages lointains. C’est l’espace, partout, quel que soit l’endroit où se pose notre regard. Ce sont ces nouvelles routines qui se sont créées, dans notre maison.

Et c’est cette vie, là, dehors, juste sous nos yeux, qui est un spectacle permanent, présenté rien que pour nous. Et qui a remisé les Trotro et compagnie aux oubliettes, récompense suprême!

Je vous montre ?

 Campagne 9

Campagne 1

Campagne 7

Campagne 6

Campagne 5

Campagne 8

Campagne 3

Campagne 2

Oui bon, pour cette dernière photo je vous accorde que ça ne fait pas trop rêver. Loulette qui devient hystérique dès qu’elle aperçoit un moucheron non plus d’ailleurs.

Mais mon Amoureux qui passe la tondeuse … Je ne vous le montre pas hein, mais sachez juste qu’à chaque fois des images et une chanson me viennent en tête. Vous savez, celles de la pub pour le coca light …

Oui oui, celle-là :

 Je vous le dis moi, le bonheur est dans le pré!

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Article publié dans : « C’est si bon … »

12 réponses à “Le bonheur est dans le pré”

  1. je ne peux qu’être d’accord avec toi! qu’est-ce qu’on est bien à la campagne! mais moi j’ai l’avantage d’être toujours proche de la ville, ça aide :-).

  2. mamandoudouce dit :

    Moi, je me plais dans ma campagne mais j’ai beaucoup de commerces accessibles en moins de 15 min donc ça le fait!
    Je suis mdrr pour la pub coca ^^

  3. Ali Alanoix dit :

    oh la la, c’est chouette!
    J’aimerais trop habiter dans une maison avec un jardin, même tout petit 🙁
    Bouhouhou, t’inviteras tata Léon pour les vacances hein? Moi aussi je veux sauter dans le trampoline ! 🙂
    En échange, Dadou passera la tondeuse, hihihi 🙂

  4. A la mère si dit :

    C’est magnifique ! Et je ris encore de cette pub, je pense aussi au père fo d’un coup…

  5. Poppy dit :

    Oh des « tâteurs!! » Va falloir qu’on vienne par chez toi pour les voir!! En échange je t’emmène chez les producteurs locaux, ok??

  6. minouchkaïa dit :

    c’est vrai que tu as de la chance de vivre dans un tel environnement…j’ai pu passer quelques été avec ma mère, qui est lyonnaise,dans la maison d’une amie à elle à Saint Didier au Mont d’Or, et
    je garde encore le souvenir des ballades dans les environs, l’odeur des pierres chaudes, les taons, les panoramas imprenables, les abricots du producteur local…mais il faut dire que l’été, c’est
    MA saison (je suis née en juillet, c’est peut-être pour ça)et que l’hiver, l’isolement peut être plus lourd à vivre au quotidien. Bel été à toi! A bientôt de te lire à la rentré, et prendre des
    nouvelles de toi et de tes loulous des champs..Prends bien soin d’eux et de toi

  7. Mam'aParis dit :

    Ton article me parle! Née à la campagne dans la Loire, ayant vécu à Lyon pendant les études et maintenant parisienne, je me pose toujours cette question depuis l’arrivée de bébé : est-ce qu’on doit
    bouger ou pas? Au risque de regretter le tourbillon de la ville et des amis, mais de retrouver ce que tu décris si bien : l’espace, le jardin, les enfants qui courent dans le jardin…

  8. FoxyMama dit :

    Haha ta conclusion me fait rire 😉

  9. Ali Alanoix dit :

    Bah tu vas avoir Poppyloulou comme copine bientôt! Bouhouhou, j’ai trop envie de déménager, hihihi 🙂

  10. Vive l’air pur et les fesses à l’air! Tout comme toi, la délocalisation à la campagne m’a récemment inspiré une chronique:
    http://mavraieviedemaf.wordpress.com/2013/06/10/le-bonheur-est-dans-le-fumier/

  11. lucie dit :

    Très jolies photos!
    Moi, j’ai toujours aimé la ville, vécu presque exclusivement en centre ville et depuis la naissance de ma fille…je rêve d’une maison (mais pas trop loin de la ville quand même!).

    Profitez bien en tous cas de votre cocon. Bonjour à Trotro!^^(ou pas).

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