malise
17 février 2014
A la découverte de l’homéopathie avec Boiron

Il y a quelques semaines, je vous expliquais que j’essayais de plus en plus de trouver des solutions alternatives pour nous soigner. Mais comme pour beaucoup de choses, ce n’est pas toujours évident de savoir vers quoi se tourner, et surtout de ne pas commettre d’erreurs.

J’ai toujours utilisé l’homéopathie, sans pour autant me poser vraiment la question de savoir de quoi il s’agissait. Ma Mère m’en a donné pendant toute mon enfance et mon adolescence, elle faisait donc partie intégrante de ma panoplie de traitements, mais pour des maux bien précis : l’anxiété ou la nervosité au moment des examens, la prévention de la grippe, la toux, ce genre de choses. Pendant mes grossesses, j’ai eu tout ce qu’il fallait pour éviter les nausées ou les contractions, puis pour m’aider à accoucher. Et avec les enfants, il y a eu et il y a encore les traitements contre les coliques, contre le reflux, contre les rhino-pharyngites, contre la varicelle, pour dormir, quand ils se font mal, etc, etc.

Et pour autant, assez singulièrement, je n’ai jamais considéré l’homéopathie comme un médicament. Un soin oui, mais un médicament, non.

Et vous savez quoi? Il paraît que je suis loin d’être la seule. Cela fait partie des nombreuses idées reçues et autres contre-vérités qui existent concernant l’homéopathie.

J’ai découvert cela lors d’une rencontre très intéressante organisée sur Lyon le mois dernier par les laboratoires Boiron, qui ont eu l’excellente idée de convier quelques blogueurs à une réunion d’information conduite par un médecin généraliste.

Nous avons été superbement accueillis dans un très joli restaurant kid friendly situé en bas des pentes de la Croix-Rousse, La Parenthèse, que j’ai découvert pour l’occasion et où je suis d’ailleurs déjà retournée tellement j’ai apprécié.

La Parenthèse Lyon

Après avoir bien profité du copieux et délicieux buffet, nous nous sommes installés pour une table ronde. A tour de rôle, nous avons posé au médecin des questions pré-rédigées par les Responsables de Boiron, ce qui nous a permis de faire un tour d’horizon quasi complet des interrogations les plus classiques à propos de l’homéopathie.

Buffet rencontre Boiron

Je n’ai pas tout noté, mais voici ce que j’ai retenu de façon principale :

– l’homéopathie entre dans la catégorie des médicaments. Elle a été découverte à la fin du 18ème siècle et se compose de 2 familles : ceux qui ne comportent pas d’indication thérapeutique, ni de posologie (les tubes et doses translucides), et ceux qui comportent des indications thérapeutiques précises accompagnées d’une posologie (comprimés, sirops, uni-doses buvables, pommades, etc.) (source : www.boiron.fr).

– Ces médicaments sont composés de substances végétales (comme l’arnica), animales (abeilles, venins de serpents), minérales ou chimiques (sel de mer, arsenic), mélangées à du lactose et à de la saccharose pour les granules. Elles sont tellement diluées qu’elles ne peuvent en aucun cas entraîner une intolérance. La fabrication suit un processus particulièrement rigoureux et réglementé.

– L’homéopathie s’adresse à tous, nourrissons, enfants, adultes, femmes enceintes, personnes âgées. Il n’y a pas de risque de surdosage, aucun risque en cas d’inhalation (les granules colleraient à la muqueuse puis fondraient très rapidement), pas de limite d’âge inférieure. Le dosage est le même pour tous, des prises de 5 granules. Seule la dilution « CH » (dilution centésimale) peut varier (plus le chiffre est gros, plus la dilution est importante), et c’est le 9CH qui est le plus utilisé.

– La sécurité sociale rembourse les tubes (granules, globules) jusqu’à 30%. Les médicaments spécifiques type oscillococcinum ne sont pas pris en charge.

– Toutes les pathologies virales sont accessibles à l’homéopathie, mais pas ce qui est bactérien comme les angines ou les infections urinaires. Dans ces cas, l’homéopathie peut en revanche accompagner et soulager certains symptômes, tels que la douleur.

A la différence de l’allopathie, l’homéopathie peut s’adapter aux virus en fonction des symptômes, le tout étant de prendre en compte l’ensemble des signes cliniques.

– Elle est particulièrement bien adaptée pour traiter les petits tracas du quotidien : anxiété des enfants, troubles du sommeil, nez qui coule, et même bronchiolite en traitement curatif ou en prise en charge globale.

– Les pharmaciens sont formés pour nous conseiller en cas de difficultés à trouver un médecin homéopathe. Si vous voulez connaître le nom d’un praticien près de chez vous, vous pouvez vous rendre sur le site du Syndicat National des Médecins Homéopathes Français (ici).

– On peut toucher les granules avec les doigts si on a les mains propres. Il est conseillé de prendre les médicaments homéopathiques en dehors des repas, tout simplement parce qu’il faut avoir la bouche propre. Et sachez aussi que la menthe ne diminue pas l’effet de l’homéopathie.

Si vous avez d’autres questions, vous pouvez trouver des dossiers thématiques très bien faits sur le site de Boiron.

Un grand merci à Anne-Cécile Paris (chargée de mission Boiron), Jean-François Lurol (Directeur des relations extérieures Boiron) et Frédéric Voirin (médecin généraliste) pour ce très bon moment, à la fois instructif et ludique.

Merci à Marie du restaurant La Parenthèse pour son accueil et son joli sourire.

Et merci enfin à la fine équipe de blogueurs présents. Bonne humeur garantie avec Charles Voilà Papa, Karine Les Princesse de Marie, Lollie Rock’n Lolita, Claire La vie des triplés, Anne Chocophile, Natacha Natachouette&Co, Catherine BlablaPipelettes, Sophie Lucky Sophie, Mélanie Fantadys, Natacha Cranemou, Lauréa Les idées de Lauréa.

Rencontre Boiron Lyon 1Rencontre Boiron Lyon 2

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Article publié dans : « Logistique familiale »

17 réponses à “A la découverte de l’homéopathie avec Boiron”

  1. Et donc, pour ta loulette, il n’y aurait pas un petit cocktail homéopathique qui l’aiderait à rester dans les bras de Morphée un nombre d’heures satisfaisant ??

    • malise dit :

      Bah tu te doutes bien que c’est l’un des 1ères choses que j’ai demandé. En fait Loulette tourne au Quiétude depuis quelques semaines, mais hélas l’homéopathie ne peut rien faire contre les doudous fugueurs, les couettes qui tiennent trop chaud ou les couches qui collent! 😉

  2. mamandoudouce dit :

    Merci pour ton article! On utilise pas mal d’homéo à la maison (surtout pour ma fille) donc toutes les infos sont bonnes à prendre!

    • malise dit :

      Comme moi donc! Je trouve qu’on est souvent perdues, et que les pharmaciens ne savent pas toujours quoi te donner … Le médecin a été très clair : l’homéopathie est efficace à condition de tenir compte de l’ensemble des symptômes mais aussi de pas mal d’autres critères. C’est pour ça qu’on ne peut pas se baser sur ce qui a été donné à quelqu’un d’autre. Typiquement pour une varicelle, certains enfants ont de la fièvre, d’autres non, et du coup les traitements seront différents. C’est super intéressant je trouve! 😉

  3. Margarida dit :

    Merci pour l’article ! Ici aussi on est fan de l’homéopathie… quand je peux, je soigne à l’homéopathie, sans être une « intégriste » bien sûr… mais parfois il vaut mieux cela qu’un médicament classique qui guérit un truc et en abîme un autre 🙂

  4. Lauréa dit :

    Super article et super rencontre 😉

  5. Ptisa dit :

    j’ai usé et abusé de leur site et des granules quand Violette avait les bronchiolites petite !!! On l’utilise régulièrement, mais bon, pour les maladies actuelles les antihistaminiques et la cortisone sont de rigueur (et ma généraliste est homéopathe)

    • malise dit :

      Oh quelle chance d’avoir une généraliste homéopathe! Mon ancienne pédiatre nous en prescrivait tout le temps, mais elle est trop loin maintenant … 🙁 Tu sais j’ai parlé de Loulou qui est sous flixotide depuis plus de 2 ans au médecin généraliste de la réunion, et il m’a assurée qu’un traitement homéopathique était possible … Je n’ai plus qu’à, mais peut-être que pour tes filles aussi non? Tu n’as pas eu envie de consulter un autre homéopathe?

      • Ptisa dit :

        et bien ma généraliste est homéopathe mais ma pédiatre aussi!
        elles suivent très bien tout ce qui se passe à l’hôpital et chez l’ORL,
        s’il y avait moyen, je pense que ce serait fait (Violette prend de la
        cortisone tous les mois depuis qu’elle a 4 mois, c’est pas sans incidence
        sur sa croissance, enfin, pour l’instant ça va et le nouveau traitement de
        l’asthme semble efficace, je pense que la prochaine laryngite sera traitée
        aux anti inflammatoires car Vio tousse moins)

  6. SpiderMaman dit :

    Je copie tout pareil que Laurie ! Moi, ça m’a pas mal convaincu et je suis en train de chercher une pharmacie de mon quartier homeopathie-friendly 😉

  7. BBB's mum dit :

    super ton article ! j’en reviens pas pour la menthe ! je vais donc pouvoir garder mon dentifrice ! 😉

  8. selky dit :

    Coucou, sympa l’article et la rencontre a du être intéressante et enrichissante ! J’utilise l’homéopathie surtout depuis que je suis maman à vrai dire. Idem mon pti loup a fait des bronchiolites et je suis allée voir un ORL homéo qui m’avait donné un super ttt de fond homéo pour l’hiver : nikel !
    Puis j’ai délaissé mon ancien pédiatre qui donnait un peu trop de cortisone à mon gout… J’ai trouvé un pédiatre homéo : j’en suis ravie !!
    Maintenant faut que je trouve un doc homéo pour moi…

    • malise dit :

      C’est bien d’avoir ce choix-là pour tes enfants. Vers chez moi, il n’y a même pas de pédiatre! Et je suis d’accord avec toi, les médecins ont vraiment tendance à dégainer la cortisone tout de suite …

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