malise
2 mars 2014
La peur de mal faire

On entend beaucoup parler ces derniers temps d’éducation bienveillante, d’éducation positive, d’éducation non violente ou encore d’écoute active. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cela suscite de nombreuses réactions passionnées, plus ou moins constructives.

J’ai très souvent entendu dire qu’il s’agissait d’un effet de mode, et que cela avait pour principal effet de culpabiliser encore plus les parents. Et ce n’est pas faux, dans un certain sens. A l’heure du grand débat la mère parfaite versus la mère imparfaite, choisir de parler d’un précepte éducatif revient souvent à dire que si on ne le suit pas à la lettre on n’est pas de bons parents. Forcément.

Alors j’ai eu envie aujourd’hui de vous parler de moi. Je vous vois sourire … n’est-ce pas ce que je fais ici la plupart du temps?

Je ne crois pas être une personne influençable (sauf lorsqu’il s’agit de choisir un dessert), et j’ai depuis belle lurette passé le stade où j’attache de l’importance au regard que l’on porte sur moi (à moins qu’il ne soit flatteur, bien entendu! 😉 )

Pour autant, il m’arrive régulièrement de me poser la question, en toute sincérité, de la personne ou de la Maman que je serais si je n’avais pas ce blog, et si je ne lisais pas d’autres blogs de Maman. Je n’ai jamais passé mon temps sur des forums, et pourtant l’échange d’expériences est devenu essentiel pour moi. J’aime beaucoup lire (et regarder) de jolis blogs dans lesquels la vie avec des enfants parait si facile et couler de source, mais j’ai aussi et surtout besoin de confronter mon ressenti à celui d’autres Mamans qui peuvent vivre les mêmes difficultés que les miennes. Peut-être pour me rassurer, mais encore plus pour trouver des solutions.

Pour autant, je sais maintenant que mon comportement et la voie que j’ai choisi d’emprunter par rapport à mes enfants n’est en aucun cas liée à une mode quelconque ou à un besoin de « faire comme ».

Je disais dans un billet précédent que je n’aimais pas les cris, ni les disputes. Il y en a pourtant chez moi, beaucoup. Rien d’anormal. Nos enfants sont là pour tester nos limites, et nous sommes là pour leur en fixer. Pour leur apprendre qu’il y a des règles à respecter, et qu’ils puissent grandir en ne se sentant ni tous puissants ni autorisés à faire tout et n’importe quoi.

Mais je tiens à leur enseigner cela dans la douceur, et sans les forcer. Pour moi avant tout, parce que c’est comme cela que je me sens le plus heureuse dans mon rôle de Maman, mais aussi pour eux. Je ne veux pas qu’ils grandissent en pensant que crier est la seule solution pour se faire entendre. Et taper encore moins.

J’ai reçu une éducation particulièrement stricte. Lorsque j’étais petite, les enfants n’avaient pas le droit de parler à table, et encore moins d’en sortir avant que le repas soit fini. J’ai reçu quelques claques, pas mal de fessées, et un certain nombre de coups de pieds au derrière (pour rester polie). Je m’en suis remise, et je vais même vous dire, cela ne m’a pas traumatisée. J’ai en revanche grandi avec le sentiment dévastateur que ma Mère ne m’aimait pas, que je ne correspondais jamais à ce qu’elle attendait de moi, et que je ne faisais jamais ce qu’il fallait. Je n’ai jamais eu l’occasion d’en discuter avec elle. Elle n’est plus là pour répondre à mes questions, et je n’étais pas prête à en parler lorsque qu’il aurait encore été temps.

Je ne veux pas de cela pour mes enfants. Je le refuse. Pour moi, les éduquer de façon bienveillante c’est leur prouver chaque jour à quel point je les aime. C’est leur montrer ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Tout en les respectant. Dialoguer, écouter, comprendre leurs besoins et les aider à s’adapter aux règles sans recourir à la violence ni à la contrainte, c’est ma façon à moi de les aider à grandir sereinement. Ce n’est sans doute pas celle qui convient à tout le monde, et je le conçois.

Ce chemin là est très compliqué pour moi, ne vous y trompez pas. Mon fils est parfois tellement dur que je n’arrive pas à faire autrement que de le saisir violemment pour le conduire directement au coin ou l’isoler dans sa chambre. Je suis très souvent à 2 doigts de lui en coller une, pour qu’il comprenne bien à quel point il a dépassé les limites. Mais le comprendrait-il vraiment mieux? Ce serait tellement plus facile, pourtant, de laisser partir ma main et de ne plus contrôler mes paroles. Mais en quoi l’humilier et le rabaisser lui permettrait-il de comprendre qu’il a mal agi? Ce ne serait pour moi qu’un défoulement provisoire sans aucune portée positive.

Les enfants sont des éponges. Bien malgré nous, nous leur servons d’exemple, et si nous faisons preuve de violence peut-être peuvent-ils s’imaginer que c’est la seule façon d’exister?

Depuis le début de l’année, Loulou a des difficultés scolaires. Non pas de compréhension, c’est même tout l’opposé, mais de comportement avec ses camarades à l’école. Nous avons déjà vu son institutrice à 2 reprises, et elle demandé vendredi matin notre accord pour recourir au soutien du RASED ( Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté). La raison? Il se montre extrêmement agressif, allant jusqu’à frapper ses petits copains (ainsi que son amoureuse, alors qu’il est très attentionné avec elle). La plupart du temps, il leur sert le bras très fort. Parfois, il leur donne des coups dans le ventre. Attitude qu’il a quasi quotidiennement avec sa soeur et contre laquelle nous menons une guerre acharnée depuis qu’il a commencé.

Nous n’en connaissons pas les raisons, mais nous nous faisons accompagner depuis quelques temps pour le découvrir, et surtout l’aider à aller mieux. C’est un enfant gentil, aimant, qui n’a pas trouvé d’autre solution pour exprimer son mal-être.

Peut-être en effet reproduit-il sans en être conscient certaines des réactions que j’ai pu avoir à son égard? Je ne saurais le dire. Mais ce que je sais, en revanche, c’est que nous ne l’acceptons pas. Que nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour qu’il se sente épanoui et compris.

Je veux qu’il sache que la violence n’est pas une solution, alors que la bienveillance en est une. Et que cela doit commencer chez nous.

Certains diront peut-être que nous réfléchissons trop, que nous nous posons trop de questions. J’avoue que je me le dis moi-même très souvent. Mais je préfère me poser trop de questions et me remettre en cause pour avoir une vie harmonieuse, plutôt que de ne pas réfléchir du tout et les laisser avancer dans leur vie avec le même fardeau que le mien.

Mes enfants ne sont pas des animaux. Je ne suis pas un animal. J’apprends tous les jours, je tire les leçons, et je suis fière, oui, très fière, de me dire que c’est leur avenir que je dessine.

Je voudrais conclure en vous disant que ce billet n’est pas un plaidoyer en faveur de l’éducation bienveillante. Il est le reflet de mon cheminement très personnel, point!
Il n’a pas non plus pour vocation à se transformer en débat pour/contre. J’ai tendance à dire qu’avec nos enfants on fait bien plus souvent comme on peut que comme on veut. Mais on peut aussi vouloir faire mieux. L’essentiel étant de se sentir à l’aise avec ses choix, quels qu’ils soient.

Education bienveillante

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Article publié dans : « Être une Maman »

38 réponses à “La peur de mal faire”

  1. Bonjour ,Je suis une mamie ,c’est leur fête aujourd’hui , mais je voudrais vous dire qu’il n’est pas facile aujourd’hui d’élever ses enfants , à une époque où ce sont les parents qui sont traumatisés et ne savent plus que faire , mais je pense que c’est vous qui avez raison , la violence , qu’elle soit verbale ou physique n’est jamais bonne, c’est vrai qu’autrefois on recevait des gifles et des fessées sans en avoir des souvenirs douloureux , et je pense que l’amour , la tendresse sans pour autant cèder sur tout , et en se faisant aider dans les moments difficiles est la bonne méthode ; vous êtes dans le vrai , continuez , courage , l’amour est si important !

    • malise dit :

      Merci Claire, je suis très touchée par votre message… Je ne sais pas si je suis dans le vrai, l’avenir me le dira, mais ce dont je suis sûre en tout cas c’est que c’est la voie qui me convient le mieux! 🙂

  2. Tu sais à quel point je te comprends 😉 Plein de courage et de patience à vous 2 pour traverser cette période !

  3. matinbonheur dit :

    Merci pour ce billet qui fait vraiment écho

  4. Maman Dinde dit :

    Je nous trouve plusieurs points communs en lisant ce bel article. D’une part, parce que je suis aussi une maman qui essaye tous les jours un peu plus fort d’élever ses enfants en retenant son envie d’accompagner le gamin au coin par une petite calotte derrière le crâne.
    Et d’autre part, parce que je suis moi aussi une maman sans maman. Et que c’est dur de se poser plein de questions sur sa propre enfance, sans personne pour y répondre.

    • malise dit :

      Oui, je trouve ça de plus en plus dur pour ma part. J’imaginais que cela viendrait pour mes grossesses, et puis non… Je n’aurais jamais cru en tout cas que mes valises puissent soudain se mettre à peser des tonnes avec l’arrivée des enfants… 🙁

  5. je suis tout à fait d’accord avec ton billet Malise. Nos enfants ont besoin de nous pour avancer, grandir. Mais être parents ce n’est pas un rôle facile. On se pose des questions et c’est bien normal, on veut faire le mieux possible pour eux. Moi aussi je m’en pose des tonnes de question et quelques fois je me demande si ce n’est pas trop. Mais j’avance dans mon cheminement, je teste d’autres idées, je me mets à l’écoute de mon enfant et je m’adapte. On a souvent peur de mal faire, c’est légitime.
    Bises Malise

    • malise dit :

      Tu as raison d’écouter ton petit bout, c’est bien souvent comme ça que l’on arrive à dénouer des situations. Et puis se poser des questions, c’est ce qui fait avancer pas vrai? Alors autant continuer! 😉

  6. Le but de toute façon, c’est d’y arriver sans violence et sans trop de colère… les reste c’est un peu du free-style. Depuis que j’ai compris ça, ça va beaucoup mieux chez moi. Pas facile tous les jours hein? 😉

  7. maman mymou dit :

    Magnifique billet : ton titre est exactement mon ressenti. Nous avons le même problème avec TJ et une fois que j’ai compris que je ne devais pas avoir honte de son comportement, que ça marchait mieux de l’accompagner et poser des limites claires et logiques pour lui plutôt que de crier, de sévir ou de punir, j’ai eu une sacré révélation.
    J’a eu une éducation aussi assez traditionnelle comme toi et c’est pour moi difficile et contre-intuitif parfois de gérer ces moments de tempêtes avec calme. Et le plus dur c’est d’être sûre de soi-même mais c’est aussi la clef pour que l’enfant se sente en sécurité et du coup qu’il apprenne avec succés d’autre façon d’exprimer son mal-être. C’est une longue aventure mais je pense maintenant que c’est la bonne.
    Ça aide beaucoup de voir qu’on est pas toute seule xx

    • malise dit :

      Oui, ça fait beaucoup de bien de savoir que l’on est pas tout seul à vivre ce genre de situation, ni à ne pas trop savoir comment réagir… Te lire m’a conforté dans mes choix, c’est tellement ça! Merci!

  8. Ptisa dit :

    les enfants violents souvent ils veulent attirer l’attention, il y a des enfants qui ne « reçoivent » d’attention de leurs parents qu’à travers la punition. Dans la fratrie, c’est souvent celui qui finit par crier le plus fort ou taper qui retient l’attention des adultes … il faut donc arriver à s’occuper personnellement de chaque enfant pour calmer les tensions, dur dur … je t’avais déjà parlé du fait de les séparer, que l’un parte en balade avec un parent et l’autre fasse une activité avec l’autre : les retrouvailles sont très sympathiques et chacun a eu un peu d’exclusivité ! J’espère que vous allez vous en sortir !

    • malise dit :

      Oui, je me souviens que tu m’avais dit ça, et tu as parfaitement raison. Nous le faisons d’ailleurs de plus en plus, mais encore trop peu je pense …

  9. Bertille dit :

    Quel bel article ! Je passe à peu près par des cheminements similaires en ce moment, avec mon Little J qui crise beaucoup, je cherche des solutions qui soient les nôtres, et fatalement, la question de l’éducation que j’ai reçue entre en jeu. Comprendre ma relation à mes propres parents m’aide beaucoup aussi.

    • malise dit :

      Oui, je pense en effet que c’est essentiel à un moment de faire un point sur sa propre enfance. Le moment de l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur n’est pas un moment facile, c’est normal que ton Little J cherche à se faire entendre, il comprend très bien que son quotidien va changer… Mais il trouvera très vite sa place, j’en suis sûre!

  10. BBB's mum dit :

    Une fois de plus un très beau billet <3
    tu as raison ce n'est pas un chemin facile mais pourtant c'est la meilleure voie pour nos enfants

  11. selky dit :

    Moi aussi je suis envahie par cette peur de mal faire, de trop crier, de mal expliquer, de ne pas être assez bienveillante. Je pense que ces lectures sont saines. Non on ne sera jamais parfaites, mais on se remet en question et je pense que c’est déjà LA chose qui prouve qu’on est de bonnes mamans.
    Non? C’est ce que je me dis quand ça va pas…

    • malise dit :

      Mais je suis complètement d’accord avec toi!!! Je me demande d’ailleurs bien souvent comment ceux qui se montrent violents sans se poser de questions peuvent se regarder dans un miroir… Mais ceci est un autre débat, n’est-ce pas? 😉

  12. pauline k dit :

    Je crois qu’on peut dire qu’on fait ce qu’on peut avec les enfants qu’on a… ce qui fonctionne avec l’un ne fonctionnera pas avec l’autre. On doit tous trouver la bonne formule et c’est ça le plus difficile. Ton fils ressemble beaucoup au mien… on a eu les mêmes problèmes il y a 6 mois, il était agressif à l’école, agressif à la maison, nous avons aussi consulté… Et tout ce qu’on nous a conseillé de faire n’a pas fonctionné, communiquer, ne pas punir, mettre en avant le positif,… éh bien j’en suis finalement revenue à une éducation très stricte où je ne laisse plus rien passer. Et c’est ce qui marche. Alors, oui j’aurais préféré l’éducation positive, j’aurais préféré discuter plutot que de punir mais avec mon fils, ça ne donne aucun résultat. Il a besoin d’un cadre et je ne peux pas le laisser sortir de ce cadre…

    • malise dit :

      C’est très vrai! Je le vois bien moi aussi… Je ne me comporte pas du tout avec Loulette de la même manière qu’avec son frère au même âge. Oui, c’est fou comme nos fils se ressemblent! Ici aussi nous devons être très stricts, très. On ne laisse rien passer non plus, mais on le fait sans hausser le ton, ce qui était loin d’être le cas il n’y a pas si longtemps. Et je préfère être une maman stricte qui ne crie pas, plutôt qu’une maman cool qui hurle… Cela dit, pour l’instant les punitions ne fonctionnent pas non plus. Pffff! 🙁

  13. millie dit :

    Je pense qu’être parent, c’est se remettre en question constamment. J’ai eu une éducation similaire à la tienne. Ce que j’en retiens surtout, c’est que j’ai toujours eu le sentiment que ma mère ne voyait pas l’individu que j’étais, elle imposait son éducation, point barre sans respect pour mes désirs ou mes besoins.
    Aujourd’hui que je suis maman, je me rend encore plus compte que rien n’est linéaire. L’enfant peut changer de comportement, rencontrer des difficultés nouvelles, il faut savoir s’adapter à chaque fois. Et une fois la partie gagnée sur un point, ça coince ailleurs.
    J’en arrive à la conclusion qu’il n’y a pas une seule manière de faire, que chaque enfant, chaque parent avec son vécu est différent. L’essentiel est de rester à l’écoute de son enfant et de faire au mieux. Bon courage pour ce que vous traversez et ne doutez pas trop de vous ;).

    • malise dit :

      Merci beaucoup Millie pour ton retour d’expérience et pour tes conseils. C’est ce qui est dur, oui, ne jamais savoir à quoi s’en tenir… Je discutais ce midi avec des collègues qui ont des ados, et je vois bien que c’est sans fin! Mais on va tenir bon, hein?! 🙂

  14. working mum dit :

    mais quelle prose encore ma malise 😉 je suis complètement d’accord avec toi même si je suis plutot autoritaire de nature (et bizarrement ma fille a un grand espace de liberté donc je rale très peu et elle est rarement frustrée), j’essaye comme toi de faire au mieux avec des explications et de l’amour, les tensions principales viennent toujours du contexte (fatigue, pas le temps, en retard…) c’est fou quand j’y pense! en tout cas il y a un point sur lequel je ne suis pas en phase: pour moi l’homme est un animal. mais là, on ouvre un autre débat!

  15. malise dit :

    C’est chouette ce que tu me dis, ta fille et toi avez trouvé le parfait équilibre! Oh oui, la fatigue, je vois bien! 😉
    Et tu as raison : l’homme est un animal … social!! 🙂

  16. Maman d'amour dit :

    Comme je te comprends ! Je découvre ton blog par hasard et me retrouve dans ce billet ! Je traverse une passe difficile avec ma petite d’un an… Je ne sais si elle cherche des « limites » et je ne sais comment les lui fixer. Je suis très à l’écoute mais en ce moment j’aimerais pouvoir lui dire : « Arrêêête ! ». c’est peut-être fort ce que je vais dire mais j’ai l’impression qu’elle fait de moi son esclave…
    Un peu de lecture ici si tu veux un aperçu : http://maintenantmaman.canalblog.com/archives/2014/03/04/29361402.html
    Merci de nous faire partager ton expérience, je vais de suite chercher ta page fb !

    • malise dit :

      Bonjour. Avant tout, merci beaucoup pour ton message ici et sur ma page, ça me fait toujours plaisir de découvrir de nouvelles personnes par ici. Je comprends très bien ton ressenti vis-à-vis de ta fille. Mes enfants ont presque 5 et 3 ans aujourd’hui, et je suis bien entendu passée par ce que tu décris (je suis allée te lire). C’est une phase normale, et je ne peux pas te mentir en te disant que cela va s’arranger. Avec la marche et la parole si, bien sûr, beaucoup de choses vont changer. Mais elle va alors découvrir l’autonomie, l’opposition, la frustration. Ce n’est pas facile tous les jours, mais c’est aussi beaucoup de bonheur. Moi cette période de leur enfance est celle que je préfère (ah les nouveaux petits mots …). Si j’ai un conseil à te donner, ce serait celui de fixer des règles, tout en douceur. Pas de cris, des explications, même s’il faut répéter encore et encore. Ta fille est encore toute petite, tu ne peux pas tout lui demander, et les règles dont je parle doivent être adaptées à son âge. Mais dans l’absolu je crois qu’il faut t’écouter, et l’écouter elle. Tu n’es pas son esclave, elle ne fait que profiter de ce que tu lui permets de faire. Bon, je n’ai pas la science infuse en matière d’éducation, loin de là, et je n’écrirais pas si c’était le cas. Moi je fais au jour le jour, et j’apprends tout le temps. Si tu lisais mes billets d’il y a ne serait-ce qu’un an à propos de mon fils, tu verrais à quel point les choses bougent quand on a envie de changer! Bon courage en tout cas, ne baisse pas les bras!

  17. Lucky Sophie dit :

    Comme toi, j’ai eu envie d’inventer une autre éducation que celle trop stricte que j’ai reçue qui à mon avis ne favorise pas l’épanouissement et la confiance en soi… mais cela demande vraiment de la patience qu’on n’a pas toujours 365 jours par an…

    • malise dit :

      Non, tu as parfaitement raison. On ne peut pas avoir une humeur linéaire, hélas, mais je sais aujourd’hui expliquer à mes enfants que je suis fatiguée ou stressée et donc moins patiente … Peut-être que cela ne change rien pour eux, mais moi je me sens beaucoup mieux comme ça! 🙂

  18. Laura Hantz dit :

    Voilà un bel article tout en vérité!
    C’est bien d’avouer que des fois on est à deux doigts de la baffe, car sa montre ( en tout cas me montre ) que je ne suis pas la seule dans ce cas.

    Mon petit lion de 30mois a un caractère bien trempé !
    Il nous teste ….beaucoup.
    Du coup il va souvent au coin, mais il comprend pourquoi.

    Pareil , j’ai pris des baffes, des bonnes, je me suis même battue avec mon père , mais je ne suis pas morte.
    Toutefois c’est pas l’éducation que je veux pour mon fils , j’essaye de ne pas m’emporter et crier , je lui fait beaucoup de câlins, lui montre que je l’aime , que je suis là pour parler si besoin , qu’il peut me parler de tout ! ( ce qui n’était pas possible pour moi , on devait pas se plaindre ) !

    • malise dit :

      Oh là là, moi aussi ils connaissent bien le coin (surtout le grand, ma puce n’est pas insolente comme lui), mais tout comme toi je fais tout pour leur montrer que je suis là pour eux, que je les écoute. Sans violence, non, jamais!

  19. LouiseBPro dit :

    Bonjour,

    Dans le cadre d’une émission de TV pour M6, je suis à la recherche d’une personne, habitant à Paris ou en région parisienne, ayant eu un mauvaise expérience due à une fessée : parent dont l’enfant a été fessé par une personne extérieure ou quelqu’un ayant été fessé étant jeune et qui l’a mal supporté. Il me semble que cette deuxième situation correspond à ce qui vous est arrivé… Souhaiteriez-vous en témoigner ?

    Mes coordonnées :
    01 41 22 01 36
    louisebpro@gmail.com

    A très bientôt!

    Bien cordialement,
    Louise

  20. babiolliette dit :

    J’ai eu un peu le même problème avec mes deux enfants (Lucas 6 ans et IRis3 ans). Mon fils était violent avec sa sœur et avec moi (physiquement et verbalement) . J’ai pris rendez vous avec un psy pour enfant. Avant le rendez- vous , 4 mois plus tard, mon fils me lâche : « tu t’en prends toujours à moi, jamais à Iris ».
    Cela était pour moi la clé explicative de son comportement. Il se sentait malaimé par rapport à sa sœur. Je suis tombée des nues pensant les éduquer sans favoritisme.
    A partir de ce moment, j’ai été beaucoup plus vigilante dans mon rapport avec mes enfants. La situation a fini par rentrer dans l’ordre et j’ai vu le psy qui a mis des mots sur ce qui s’était passé : le syndrome de Caïn.
    À trois ans, c’est une période où l’enfant demande beaucoup d’attention : l’âge de ma fille. Mon fils a alors développé le syndrome de Caïn, l’envie inconsciente de « tuer » sa soeur parce que je lui accordais trop d’attention.

    • malise dit :

      Merci beaucoup Babiolliette pour votre retour d’expérience qui apporte de l’eau à mon moulin. Cette rivalité avec sa soeur est en effet une piste que nous explorons, mais dans notre cas précis nous pensons plus à une sorte de mimétisme par rapport aux comportements de certains de ses copains à l’école, considérés par l’équipe pédagogiques comme « difficiles » mais attirant justement tous les regards sur eux. Néanmoins, j’essaie de faire de plus en plus attention à me comporter de manière égalitaire avec mes 2 enfants, même si j’avoue ne pas toujours réussir, j’ai tendance à surprotéger la petite (presque 3 ans), je la vois encore comme un bébé… 🙂

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