malise
18 décembre 2014
« Cet » enfant à l’école, c’est le mien

J’ai lu un article hier, dans le Démotivateur, qui m’a fait pleurer comme une madeleine. La lettre d’un professeur intitulée « Chers parents, au sujet de CET enfant… », qui décrit de façon merveilleuse ce que l’on ne sait jamais à propos de certains enfants dont nous avons peut-être tous déjà entendu parler par l’intermédiaire de nos propres bambins.Vous savez, ces gamins « difficiles », ceux que l’on craint parce qu’ils ont parfois des comportements déplacés, voir violents, avec leurs petits camarades. Ceux dont on sait qu’ils n’écoutent pas trop pendant les leçons ou la récréation, qu’ils s’arrangent souvent pour déranger la classe, qui font tout et rien pour se faire remarquer, et ce souvent au détriment du bien-être de la chair de notre chair.

J’ai pleuré, parce que c’est tellement juste. Et parce c’est tellement injuste, aussi.

J’ai pleuré, parce que « cet » enfant, régulièrement, c’est le mien.

L’année dernière a été très difficile pour mon grand. Chaque matin, il refusait d’aller à l’école, et chaque soir il rentrait en nous racontant ses déboires avec 2 copains de sa classe, 2 « terreurs » qui le menaient à mal, ainsi que la plupart des autres enfants. Cette situation était dure à vivre. On sentait qu’il n’était vraiment pas bien. On avait peur aussi que ces 2 gamins aient des gestes violents, parce que c’est ce que Loulou nous racontait. Une fois, il est même rentré avec un accroc sur son sweat, causé apparemment par un coup de ciseaux. Les accidents de propreté se sont multipliés, il se réveillait la nuit en criant.
Bien sûr, nous avons rencontré sa maîtresse à plusieurs reprises pour faire le point et essayer de trouver des solutions. Ce qu’elle nous expliquait différait légèrement des récits de notre fils. Elle nous disait qu’en effet ces 2 petits garçons avaient des difficultés d’adaptation, de socialisation, et de compréhension, qu’ils étaient souvent à l’origine de chahuts, mais que notre fils était loin d’être le dernier à les suivre. Qu’au contraire, il cherchait tout le temps à être avec eux, et que leur attitude « l’arrangeait bien » parce qu’il pouvait en profiter. Que les fois où il voulait être tranquille, eux ne le lâchaient pas, mais que l’inverse était également vrai. Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis.

A la maison, nous avions droit à de belles crises. Le moindre prétexte était bon pour qu’il se mette à hurler, à se coucher par terre. Ou alors il se terrait dans un mutisme complet, boudait dans son coin. Même si cela ne durait jamais très longtemps, c’était épuisant. C’est lui qui régissait notre famille. Le fait que l’on passe un bon we ou non dépendait entièrement de son comportement, et donc de son bon-vouloir. Il restait toujours un petit garçon très câlin, mais il était en permanence sur le fil, à fleur de peau. Il a commencé à taper sa soeur, à la pincer, en douce, jamais très méchamment, mais très souvent.

Nous avons donc décider de consulter une psychologue.

Elle nous a beaucoup apporté, à nous, les parents. A vrai dire, nos soucis principaux à ce moment-là étaient surtout la propreté, et les crises que nous ne savions pas gérer autrement que dans les cris. Elle nous a dit de nous économiser. En cessant les cris, notre fils verraient qu’il n’a plus d’emprise sur nous, et les choses s’arrangeraient. Et ça a marché. Oh certes pas tout le temps, surtout pour moi qui ai plutôt l’habitude de partir au quart de tour, mais en tout cas nous avons essayé de ne plus hurler chaque fois qu’il se mettait à crier ou à chouiner comme il sait si bien le faire. Pour ses relations avec sa soeur, elle ne voyait rien de très anormal, une jalousie fraternelle classique (ahem!). Quant à la propreté … et bien c’est un autre sujet.

Au moment de son anniversaire en mai, il se comportait tellement mal que nous avions décidé de lui refuser une fête avec ses copains. Il n’en a pas été traumatisé, loin de là, nous avons tout de même fait une jolie fête avec la famille. Ce qu’il voulait surtout, en réalité, c’était que sa copine/chérie C* vienne à la maison. Ce que nous avons finalement accepté cet été. Cela n’a pas été facile de trouver une date. La famille de cette petite fille était toujours invitée, ou recevait, ou avait des choses à faire, bref, nous avons mis longtemps à trouver une date qui convienne à tous. Je ne suis pas particulièrement parano, je ne crois pas, mais ça me semblait bizarre quand même, que cette visite soit sans cesse repoussée. Et le jour tant attendu, la petite C* dans sa grande candeur m’a expliqué que sa Maman ne voulait pas qu’elle vienne chez nous, parce qu’elle avait peur que Loulou la tape. Comme c’était déjà arrivé une fois à l’école, nous l’avions su par la maîtresse. De là à imaginer que cela soit systématiquement le cas…

Cette année les choses nous ont un peu semblé différentes à l’école. Déjà, Loulou est content d’y aller, parce qu’il y fait « du travail » comme il le dit si joliment. Et puis un des 2 « trouble-fête » est parti. Pourtant, dès la rentrée, le prénom du second est revenu dans les histoires de mon fils. Comme quoi il devait défendre les filles parce que ce garçon les pourchassait dans la cour pour les taper. Comme quoi il venait l’embêter en classe, le poussait régulièrement. Loulou est déjà rentré plusieurs fois de l’école avec les genoux écorchés, et le visage entièrement râpé, parce que ce petit garçon l’aurait bousculé volontairement.
Consultée le matin à plusieurs reprises par mon Amoureux, la maîtresse, qui n’est pas la même que l’année dernière, nous a elle aussi dit que les choses n’étaient pas aussi claires que Loulou voulait bien nous le faire croire. Qu’encore une fois, il était loin d’être tout blanc, et que comme l’année précédente il n’était pas le dernier à ne pas bien se comporter. De la même manière, la dame de la garderie m’a dit à plusieurs reprises qu’elle avait été obligée de le punir, parce qu’il tapait ses copains, dessinait sur leurs feuilles, se levait pour aller les embêter, répondait, n’écoutait pas.

Nous lui faisons la leçon, systématiquement. Nous le punissons, régulièrement. Des choses qui nous semblent proportionnées, et adaptées. En ce moment par exemple, il n’a pas sa surprise du calendrier de l’avent un jour sur 2 (et pas uniquement à cause de l’école). Nous essayons de lui faire comprendre les règles, le respect des autres, la confiance. Que l’amitié se ne gagne pas par les coups.

L’autre jour, j’ai dit en plaisantant à mon Amoureux, alors que nous parlions de ce fameux petit garçon, que peut-être les autres parents parlaient du nôtre, chez eux, avec la même inquiétude. Peut-être.

Et ce matin, la maîtresse m’a dit qu’elle souhaitait nous rencontrer, parce que Loulou est vraiment très très difficile en ce moment. Il tape ses copains, se lève en classe pour aller les déranger, n’écoute pas, répond, parle très fort pour dire des choses un peu bêtes qui ne font rire que lui. Il déconcentre tout le monde, est incontrôlable.

Mon petit garçon est « cet » enfant. Celui que l’on ne sait pas comment gérer. Celui qui fait peur.

Nous ne le frappons pas. Nous ne sommes pas séparés, ni en pleine séparation. Nous sommes présents tous les 2 au maximum, son Père, sa Mère. Nous ne sommes pas permissifs, ni exagérément autoritaires. Il ne manque de rien. Il est aimé, profondément.

Mais il est « cet » enfant.

Et je ne comprends pas.

amoureux

Photo « volée » le jour où son amoureuse est venue… Ils sont mignons pas vrai?

Rendez-vous sur Hellocoton !
badge mapage hellocoton 125x25 white

Article publié dans : « Loulou des bois »

42 réponses à “« Cet » enfant à l’école, c’est le mien”

  1. Aloès dit :

    Je ne sais quoi dire, si ce n’est peut-être de repenser à cette coach dont on parlait l’autre jour 😉 Big hugs

    • malise dit :

      Oui, j’en ai parlé à mon Amoureux immédiatement, tu t’en doutes! Du coup il adorerait faire un stage Faber et Mazlish, je lui reporté ce que tu m’as raconté… En tout cas leur livre « Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent » a rejoint notre bibliothèque. Et « Eduquer sans punir » de Gordon, aussi… Y’a plus qu’à! Bisous! 🙂

  2. My Chuchotis dit :

    Ton texte est très touchant… on voit bien que vous faites le maximum. Parfois on aimerait comprendre, mettre une raison derrière le comportement d’un enfant. Mais j’imagine que ça peut être plus compliqué (ou plus simple je ne sais pas) que ça. J’imagine que la psy doit bien aider. A mettre des mots, à tempérer tout ça. Bon courage, en grandissant et avec toute l’attention que vous lui donnez je suis sûre que tout va rentrer dans l’ordre. On dit qu’il y a des étapes. Mais en tant que parent ça paraît long et difficile de ne pas culpabiliser, d’y penser…

    • malise dit :

      En tout la psy nous a aidé nous, à être moins en colère tout le temps. Malheureusement nous n’appliquons pas toujours ses conseils, pas facile de rester zen face à un bonhomme haut comme 3 pommes qui veut tout régenter! Pour Loulou je suis moins sûre qu’il ait avancé grâce à elle. Il grandit, aussi. Et surtout elle n’a pas réussi à trouver une solution à ce qui nous chagrine vraiment. Et c’est long, c’est vrai. On a l’impression que quand ça va mieux d’un côté, c’est un autre qui lâche. Pourquoi est-ce que tout est aussi compliqué avec lui? :/

  3. Emma June dit :

    Aie! Comme tu dois te sentir démunie et triste :-/
    C’est vrai que de « l’autre côté » on imagine souvent des raisons x ou y pour des comportements violents ou dérangeants et pourtant, ca n’est pas toujours aussi simple…Je te souhaite de trouver ce qui chagrine ton petit afin qu’il s’apaise et arrive à vivre en harmonie avec les autres 🙂
    La piste du coach est pas mal…

    • malise dit :

      Merci beaucoup! Oui, je trouve que c’est bonne piste aussi, puisque celle de la psy n’a pas aboutit. Nous allons tenter la pédopsy du coup, en espérant qu’elle ait des pistes différentes.

  4. Ptisa dit :

    Je comprends bien ton désarroi, il semble que Loulou ait pris ces garçons en exemple : pour lui leur comportement est valorisant donc il fait pareil … donc il faut le punir pour lui faire comprendre que non, ce n’est pas valorisant du tout au contraire. Ici on a carrément supprimé le calendrier de l’avent. Violette n’est pas violente mais fait le cirque en classe au lieu d’écouter, ne fait pas son travail, dit des gros mots … complètement différente de la maternelle. Bon, les enfants doivent s’adapter à l’école primaire et il y a pire qu’elle c’est sûr ! Et puis ils ont tellement d’exemples d’enfants délurés et plus grands qu’eux, c’est tentant.
    Tu as essayé de faire ce que je t’avais proposé : les séparer ? Qu’un des parents aille régulièrement faire une activité avec l’un des deux ? Il a besoin de montrer qu’il existe, c’est pas facile de s’individualiser quand on est tout le temps 4. Moi c’est avec n°2 que ça se sent, elle tape sur la grande régulièrement et est très gentille quand elle est seule.
    Bon courage, il y a une sortie ! et bonnes fêtes !

    • malise dit :

      Merci Ptisa, c’est exactement ça! Il copie, mais il sait parfaitement ce qu’il fait. Pour lui, cela lui permet de faire ce qui n’est pas autorisé, tout en rejetant la faute sur son copain! Comme le dit la maîtresse, « il est très malin, mais pas pour la bonne cause! ».
      Oui, nous faisons d’avantage de choses sans être tous les 4. Ce n’est pas encore énorme, mais en tout cas beaucoup plus qu’avant. Et surtout, nous valorisons beaucoup le fait qu’il soit plus grand.
      Pffff, c’est compliqué, quand je pense que je me disais il n’y a pas si longtemps que je ne prenais plus la tête! 😉

  5. Mezémamalo dit :

    c’est difficile de grandir ! on a eu quelques soucis du même genre en début d’année, mais quelques discussions ont suffit pour qu’il arrête… j’espère que vous trouverez vite une solution pour vous et pour lui.. c’est pas évident. des bisous doux !

  6. Mam'Zelle A dit :

    Je vous souhaite très vite de trouver une solution, je vous souhaite très vite que Loulou se « calme » (désolée si mes mots sont maladroits…)
    Je vous souaite tout plein de courage face à cette situation qui j’espère va vite évoluer en positif.
    Bisous malise

    • malise dit :

      Ah non non, ce n’est pas maladroit, c’est exactement ça! Moi aussi je veux qu’il se calme! Je voudrais du silence à la maison, qu’il cesse de courir tout le temps, qu’il ne tape pas sa soeur! En tout cas nous essayons de trouver des solutions, c’est épuisant!

  7. PetitDiable dit :

    Tu sais les séparations n’explqiuent vrament pas tout. Je suis séparée du père de la Pouillette, elle a toujours été une petite fille calme, sage, docile.
    Je suis avec le père de Cromignon, et lui par périodes peut se montrer très agressif et difficile.

    • malise dit :

      Oui, tu as raison, je ne voulais pas stigmatiser en disant cela. En fait je reprenais la liste citée par le professeur dans le Démotivateur. Je connais des enfants qui sont bien plus heureux et équilibrés avec leurs parents séparés. 🙂 Pardon si j’ai été maladroite…

  8. C’est terrible les jugements des autres, c’est de la peur et un peu de méchanceté des fois je me dis. Et puis ça rassure les parents que de critiquer les autres, mais aucun enfant n’est parfait, ils ont tous leurs défauts, ils ont tous des phases difficiles, certains plus que d’autre mais personne n’est à blâmer pour cela Malise, nous sommes tous différents et vous gérez comme vous le pouvez et avec amour et bienveillance, c’est déjà beaucoup (et les bien pensants n’en font peut-être pas autant avec leurs enfants « parfaits »). Je t’embrasse

    • malise dit :

      Oui, et pourtant je suis aussi celle qui a peur et qui ne parle pas en très bons termes du petit garçon de l’école! C’est naturel je pense, de craindre et de critiquer quand ce sont nos enfants qui sont concernés (et pas que, en fait! 😉 ). En tout cas je suis contente parce que les enseignants prennent tout cela très à coeur, nous sommes vraiment bien entourés, et c’est super important! Grosses bises!

  9. PetitDiable dit :

    non non, pas de soucis, je sais aussi qu’une séparation peut enclencher des troubles du comportement chez certains enfants! Mais ce n’est pas du tout, du tout une règle.
    J’espère que tou s’arrangera au plus vite.

  10. alameresi dit :

    Bisous ma Malise! Tu sais quoi? J’ai envie de te dire que ça s’arrange souvent avec le temps ces choses là. Même si c’est très dur pour vous. Et sinon, vous avez pensé à consulter un second pédopsy? A annoter son comportement du jour avec des smileys et en reparler chaque soir? Ce ne sont pas des recettes miracle mais ça peut aider.

    • malise dit :

      C’est très juste! Je trouve quand même, malgré tout cela, que Loulou est beaucoup plus posé et raisonnable qu’avant. C’est l’âge! 😉
      Nous avons pris rdv avec une pédopsy spécialiste de la précocité, j’espère qu’elle nous donnera des pistes. Et pour le tableau des comportements, merci de m’en avoir reparlé! Ça fait un bout de temps que je me dis que ça pourrait être une bonne idée, sans jamais le faire. Le truc c’est que je n’ai pas très envie de mettre une carotte, et que sans carotte il n’en aura rien à faire… Bisous!

  11. Léona dit :

    Aïe c’est pas facile comme situation. Je ne sais pas si Loulou pratique déjà une activité mais souvent la pratique d’un sport dans lequel il se sentirait bien peut aider les enfants à évacuer un trop plein d’agressivité, ou d’énergie tout simplement. Mais l’important pour vous c’est qu’il y ai toujours un dialogue avec lui, dans tout les cas j’espère que ça va s’arranger! Bises!

    • malise dit :

      Merci Léona! Nous parlons beaucoup en effet, et très important tu as raison. Mais comme je le disais plus haut il est aussi très habile pour maquiller la vérité, et nous ne le savons pas toujours… Pour l’activité c’est clair que ça lui ferait le plus grand bien, mais il n’a rien voulu savoir cette année. Il a tenté et aimé la gym, mais nous n’avons pas eu de place. Le judo ne lui a pas plus (trop de discipline, sans doute), ni la natation (trop d’eau! 😉 ). J’aimerais bien qu’il fasse de l’athlétisme l’année prochaine, qu’il court ailleurs que dans notre maison, quoi!
      Bisous!!!

  12. pauline k dit :

    J’ai cet enfant aussi…
    J’ai aussi été appelée à l’école pour en discuter. Avec des paroles difficiles à entendre « si rien ne change, ça n’ira pas l’année prochaine à la grande école »…
    La psychologue qu’il consulte ne suffit pas, on doit passer par une pédopsychiatre, et lui faire passer les tests d’attention et de compréhension afin de savoir s’il n’est pas hyperactif et haut-potentiel. (il y a de fortes chances que ce soit le cas mais on se doit de faire les tests). En Belgique, on doit attendre l’âge de 6 ans pour les faire.
    A la différence de toi, je viens de me séparer du papa mais ça n’a rien changé dans son comportement. Ce n’est pas pire, ce n’est pas mieux… Il est comme ça depuis qu’il est tout petit.
    Courage… Je le vis au quotidien, je sais tellement ce que c’est. Certains jours, j’avoue être très découragée…

    • malise dit :

      Tu sais Pauline, j’ai pensé à toi et à ton garçon en écrivant ce billet. Je me suis demandée si tu vivais aussi cette situation, comme nos fils ont depuis longtemps des comportements similaires. Nous avons bien entendu pensé à la piste de la précocité, surtout après que tu m’en aies parlé, mais en France non plus les tests ne se font pas avant 6 ans (enfin si, mais les psys disent qu’ils ne sont pas fiables, il faut que l’enfant sachent lire). Du coup nous avons obtenu un rdv avec une pédopsy spécialisée dans les enfants à haut potentiel en janvier. Loulou va faire le test, puisqu’il sait lire (enfin, des mots hein, pas encore couramment! 😉 ). Nous n’avons jamais parlé d’hyperactivité jusque là. Est-ce que ça peut être lié?
      J’espère que tu vas bien malgré tout! ♥

      • pauline k dit :

        Le potentiel intellectuel est en effet lié à l’hyperactivité. La pédopsy me l’a confirmé. Soit c’est l’hyperactivité, soit c’est tout l’inverse, un enfant très (trop) calme qui s’ennuie.
        Voici les symptômes des enfants hyperactifs: manque d’attention soutenue, incapacité à se concentrer longtemps, instabilité émotionnelle, impulsivité, difficulté à obéir,…
        Mon fils répond clairement à tout ça!! Il commence aussi à déchiffrer les mots et est très fort en calcul alors qu’on ne lui a jamais appris.
        Vivement février qu’on en sache un peu plus et qu’on arrive à trouver des solutions.
        Ça me ferait plaisir que tu me tiennes au courant. Des bises

        • malise dit :

          Bonjour Pauline, je n’avais pas encore pris le temps de te répondre, je m’en excuse. J’espère de tout coeur que vous trouverez les clés pour avancer. Et nous aussi à vrai dire, cela devient urgentissime! Nous voyons la psy dans 15 jours, j’espère juste que nous ne plaçons pas trop d’espoirs dans ce rdv. Je t’embrasse, je te dirai, bien sûr!

  13. steph de politikment incorrecte dit :

    Bonsoir, je retrouve bcp de mes fils dedans qui par période ont des attitudes similaires . c’est toujours délicat de donner son avis. alors je préfère donner notre expérience : en PS on a mis en place psy et orthophoniste. Après 11 mois arrêt de la psy. On a continué à chercher des solutions, j’ai découvert l’éducation bienveillante, ai commencé par lire fillorzat mais la concrétisation au sein du foyer était difficile. Depuis septembre je suis une formation faber et mazlish à partir du livre parler pour que les enfants écoutent écouter pour que les enfants parlent. Et là avec les échanges entre parents ça m’aide beaucoup plus. La partie remplacer la punition me semble convenir à votre situation. Le gd à fait pipi sur son copain il y a qq semaines. L’occasion de mettre en pratique ce nouvel apprentissage. Idem qd vendredi dernier j’apprends que le plus jeune en PS à éteint l’ordi de la maîtresse etc. Ils sont déroutés car s’attendent à une punition, se faire crier dessus mais au lieu de cela on a dialogué et ils ont eu une sanction en lien avec leurs méfaits. On a même conservé le cinéma du grand qui était prévu. On verra à l’avenir si ça portera ses fruits ou non. J’espère que c’est à peu près clair!
    Il s’agit de notre expérience. Chacun fait ce qu’il veut, comme il peut. Quoi qu’il en soit, ce n’est jamais facile d’être parents! Bon courage!

    • malise dit :

      Merci Steph, ton expérience me conforte dans ce que nous sommes en train d’entreprendre. Enfin, nous essayons depuis très longtemps, mais au quotidien et sur la durée j’avoue que nous baissons souvent les bras. Nous avons acheté le livre de Faber et Mazlish, et c’est vrai qu’une formation me tente de plus en plus. Tu la fais avec ton conjoint? Parce que c’est ça justement, je voudrais qu’on suive tous les 2 la même voie (surtout pour moi, parce que sur ce sujet c’est mon Amoureux qui est le plus avancé!). Est-ce que tu la fais avec Sandrine? En tout cas tu n’est pas la seule à me parler de ça, ni des résultats très positifs que cela donne! Merci beaucoup!

  14. mubu dit :

    ton article m’a beaucoup touché, tu sais parfois les enfants ont des stades où ils sont plus difficile que d’autres, vous faites pour le mieux c’est ça l’important.
    Mon fils peut être un ange mais aussi un démon …

    • malise dit :

      Merci beaucoup Mubu! Tu as raison, je me dis parfois que je dramatise trop, que c’est juste l’âge qui veut ça et que ça va lui passer. Malheureusement, avec le temps nous voyons bien que quelque chose ne va pas… En tout cas comme tu le dis j’espère qu’il comprend qu’il n’est pas tout seul et que nous sommes présents pour l’aider…

  15. Delphine dit :

    Coucou Malise,

    Comme tout le monde, j’ai été très touchée par l’article en question, et davantage encore par le tien et ton questionnement par rapport à ton petit loulou. D’abord, rassure toi, ça peut arriver à n’importe quel parent d’être interpellée par l’institutrice à propos de son enfant. Mon petit garçon est rentré à l’école en septembre à 2,5 ans. Cela lui prend énormément d’énergie et à l’école il doit se contenir et c’est nous qui payons le prix fort à la maison. Chaque enfant passe par des phases de grande angoisse et par des phases de grande sérénité. Nous avons aussi droit à des colères et j’avoue, il est vrai que parfois j’angoisse un tout petit peu quand il me parle non stop de N… qui est souvent puni et qui fait souvent des bêtises. Et évidemment, mon petit loup le suit pas mal, ce qui lui a déjà valu des petites punitions de la garderie, mais rien de bien méchant. Jusqu’à présent. Ils doivent beaucoup se contenir à l’école et c’est très très fatiguant. Peut-être ton loulou est-il pour l’instant hyper fatigué? Peut-être se sent-il plus à l’aise avec des petits « caïds », peut-être ressenti-il beaucoup d’angoisse en ce moment? Peut-être doit-il apprendre à ne pas trop se laissé influencer? Je ne connais pas ton loulou, sauf d’après tes écrits et il me semble être un petit garçon bien dans ses bottes, équilibré avec un papa et une maman très présents et pleins d’amour. Et une petite soeur adorable. Je te l’ai déjà dit, quand tu parles de tes enfants, on ressent toute la tendresse et l’amour que tu leur portes. Beaucoup de fierté aussi. Tu sais, son comportement n’est ni à banaliser, ni à dramatiser. Peut-être s’ennuie-t-il? Je pense que la pédopsy vous aidera à déculpabiliser et à vous protéger. Mais attention aux diagnostics précoces et figés… Je ne te l’ai pas dit mais je suis psy, même si je travaille la plupart du temps avec les adultes et surtout en famille. Je vois beaucoup d’enfants avec des « problèmes » de comportement et la plupart du temps, cela passe tout seul. Il ne faut juste parfois pas lui laisser le choix. Négocier ok mais un moment stop, ce n’est pas lui qui décide. Je ne dis pas ça pour vous hein, mais en général. Nous sommes dans une société où parfois sous prétexte de vouloir responsabiliser les enfants, nous leur laissons choisir (et là, la maman que je suis parle aussi, car en dehors de mon métier, à la maison je suis une maman comme toutes les mamans qui peut se laisser submerger par ses émotions et se sent impuissante). Or, choisir peut-être très déstabilisant et insécurisant pour lui. Sans pour autant le forcer, si tu estimes que du sport d’équipe (très important dans la socialisation) ou du théâtre par exemple (utile pour maîtriser et exprimer ses émotions et ses pulsions) lui sera bénéfique, fonce!

    Désolée pour ce roman 🙂

    Tiens nous au courant de votre rendez-vous. Et surtout faites-vous confiance!!

    Delphine

    • malise dit :

      Bonjour Delphine, et merci pour ton roman! 😉 Je ne connaissais pas ton métier, non, c’est un très beau métier que tu exerces. Je suis d’accord avec ce que tu dis à propos des limites à fixer. Nous le faisons, parfois même un peu trop je dois dire, j’ai l’impression d’être psychorigide sur certains sujets… Nous attendons beaucoup de ce rdv avec la pédopsy, beaucoup. Ces vacances n’ont pas été de tout repos, comme d’habitude Loulou a régi l’humeur de la maison, et je crois que nous ne le supportons absolument plus. Il est temps que cela cesse, ou du moins que nous trouvions des pistes parce que tout ce que nous essayons ne marche pas… 🙁

      • Delphine dit :

        Bonjour Malise,

        Je me permettais de te demander si vous aviez déjà eu le rdv avec la pédopsy. Comment va ton loulou?Je me demandais (dis le moi si j’exagère :)) si tu passais souvent du temps seule à seul, toi et lui. Car pour ma part, ça fait partie de mes résolutions pour cette année. Mon petit grand a presque 3 ans et sa petite sœur bientôt 10 mois, mais je me rends compte à quel point du temps juste avec lui me manque. La vie à 4 chamboule énormément je trouve, bien plus que passer d’un couple à une vie à 3. Et bien que nos situations soient différentes, je trouve mon coco plus apaisé et demander de ces moments…à réfléchir 🙂

        Bisous à toi!

        • malise dit :

          Bonjour Delphine, le rdv est demain, je te dirai! 🙂 C’est en effet pour moi aussi un de mes objectif de cette année. Il faut dire que nous sommes assez fusionnels tous les 4, il est vraiment très rare que nous fassions des activités séparément, même si cela fait très longtemps que nous en sommes conscients et que nous souhaitons « casser » un peu les couples qui ses ont formés. Bonne journée, je t’embrasse.

  16. working mum dit :

    Waouh, quel article, que puis je faire ‘autres que t’envoyer plein de bonnes ondes! ton texte me rappelle à quel point le métier de parent est difficile !! Plein de courage et de bonheur !

  17. Cindy FLD dit :

    Cest vrai que ce doit être très dur à gérer en tant que parent. Ces temps j’ai l’impression que j’ai de moins en moins d’emprise sur les actions de ma fille et j’avoue que ca me fait un peu peur! Comme toi on ôte les suprises du calendrier et au final tout le monde est déçu. Courage, j’espère qu’il entrera vite dans une phase pluscool!

    • malise dit :

      Bon et bien avec quelques semaines de recul après cet article, il n’a visiblement pas encore pris la décision d’être plus cool… Rien ne marche! 🙁

  18. Je redoute toujours ces situations en me demandant si mon enfant est frappé par les autres ou alors est celui qui frappe. C’est tellement dur de ne pas être là pour pouvoir constater ce qui se passe et se dire qu’on ne pas faire confiance à notre enfant ou au personnel qui encadre tout ce petit monde durant la journée.
    Je me suis toujours dit que l’éducation que l’on donnait à nos enfants était une chose mais que le caractère fait tout. Certains sont durs d’autres timides. J’ai 3 enfants et mes 2 grands sont déjà tellement différents alors qu’ils sont élevés et aimés de la même façon.
    Je crois qu’il ne fait pas hésiter à se faire aider effectivement …
    Peut-être que ton loulou a été malmené au début et s’est fait une maucaise idée de la façon dont il fallait se comporter pour se faire des amis. Finalement on se forge surtout une personnalité en fonction de ce que l’on vit et pas de ce que nous conseille nos parents (ils sont tellement ringards les parents 😉 ).
    Bon courage pour gérer cette situation au mieux et que tour le monde retrouve la sérénité.

    • malise dit :

      Merci beaucoup Fred, c’est bien ce qu’il me semble aussi, il n’a pas un fond « méchant », il veut juste attirer l’attention. Mais il ne comprend pas qu’il ne le fais pas de la bonne manière…

  19. marie kléber dit :

    Dur dur ma belle malise. Je comprends vos doutes, vos questions, vos angoisses face à ce petit garçon que vous aimez mais qui réagit parfois brutalement, qui a des comportements que vous ne comprenez pas.
    Il est certain que vous l’aimez et d’ailleurs je pense que tout ce que vous lui donnez aujourd’hui sera sa force de demain.
    Mais en attendant il faut le vivre et c’est compliqué.
    Je crois en effet qu’il ne faut pas hésiter à vous faire aider, à en parler.

    Plein de courage malise. Je pense bien fort à toi.

    • malise dit :

      Merci beaucoup Marie! J’ai pris beaucoup de retard dans les réponses aux commentaires avec les vacances, et te relire aujourd’hui justement, après une soirée particulièrement difficile, me fait beaucoup de bien. Merci pour tes encouragements et ta présence ici. Je t’embrasse!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *