malise
7 novembre 2013

L’hiver dernier, je ne sais pas si vous vous rappelez, il y a eu un tag ou un sujet d’article qui a fait le tour de la blogosphère. Il s’agissait de raconter tout ce qu’on souhaiterait faire si
ce jour était notre dernier jour sur terre. C’est fou parce que je sais très bien que j’en avais fait un billet, mais je n’arrive pas à remettre la main dessus, grrr!

Bon, je disais donc en substance que la première chose qui me viendrait à l’esprit, après me faire raser la tête ou teindre en blonde (comment ça je suis futile?), ce serait de trouver un moyen pour savoir à quoi pourraient ressembler mes enfants dans 20 ou 30 an …

Vous trouvez ça bizarre ?

Je vais vous expliquer.

Depuis que je suis Maman, j’ai l’impression d’avoir développé une conscience aigüe du danger. J’ai peur que mes enfants souffrent, ou qu’ils soient malheureux. J’ai peur qu’ils soient malades. J’ai peur qu’ils se fassent mal. J’ai toujours peur qu’il leur arrive quelque chose.

Alors je sais bien que je ne pourrai jamais les mettre dans une bulle malgré toute l’envie que je peux en avoir, mais je suis bien souvent obligée d’enfoncer mon poing dans ma poche contre ma volonté, et de les laisser vivre leur vie sans leur tenir la main tout le temps.

Parce qu’en réalité, pour dire les choses telles qu’elles sont, si cela ne tenait qu’à moi Loulou n’apprendrait JAMAIS à faire du vélo sans roulettes (imaginez un peu ma réaction quand on lui a mis la tête sous l’eau à 4 mois aux bébés nageurs!). Et j’interdirais systématiquement à Loulette de courir, parce qu’elle trouve toujours le moyen de se vautrer dès que je ne la surveille plus. Pas plus tard qu’hier par exemple, elle courait et sautait et s’amusait tranquillement, et il a suffit que je la quitte des yeux pour qu’elle ait envie d’aller vérifier avec son front si le sol
était aussi dur qu’il paraissait.

Bref, heureusement je ne pense pas à tout ça en permanence, et avec l’expérience j’ai aussi appris à relativiser et à faire la part des choses entre les petits et les gros bobos. Je ne me
précipite plus au moindre cri, je prends du recul, je souffle un bon coup et ensuite je regarde (méthode Coué complètement inefficace pour moi ces derniers temps, mais qui a au moins le mérite d’exister alors si ça peut vous aider, voilà.)

Et puis j’ai aussi compris que quand ils se font mal c’est eux qui souffrent et pas moi, et qu’il vaut mieux que j’oublie d’être trop empathique si je veux faire cesser leurs hurlements le plus
rapidement possible.

Je vous l’ai dit, j’ai appris…

Mais j’ai aussi remarqué que j’ai un comportement bien différent au quotidien de celui que je pouvais avoir avant eux. Je me suis responsabilisée, pour de vrai, et j’essaie de ne plus prendre de risques parce que je ne suis plus toute seule.

S’il m’arrive encore régulièrement d’insulter le couillon qui gare sa voiture au milieu de la route (« Dis Maman, t’as dit un gros mot au Monsieur, c’est pas bien! »)(Oups!), je conduis de plus en plus prudemment, que les loulous soient là ou non. Quand je pense qu’avec mon job précédent je roulais en moyenne 4 heures par jour, et qu’il m’est arrivé d’être à 2 doigts de m’en faire coller une par des barjots du volant qui n’avaient pas aimé se faire doubler par une nana, je ne peux pas nier que je me suis drôlement mamifiée (si ça existe!). Je respecte les limites, j’ai la
trouille dès qu’il pleut, je fais très attention à tout ce qui m’entoure.

Je suis une Maman maintenant.

De la même manière, je ne m’imaginerais plus du tout sauter à l’élastique ou en parachute, et c’est tout juste si j’arrive à me faire à l’idée qu’il faudra bien que je refasse du grand huit avec
eux un jour.

Sans parler de la plongée hein, depuis que j’ai vu Gravity je crois que de toute manière je ne serais plus capable de ne dépendre que de mon masque et de mes bouteilles.

Je n’ai jamais vraiment pensé qu’il pourrait arriver que mes enfants grandissent sans moi. D’ailleurs, je ne veux pas m’étendre sur le sujet, c’est trop déprimant.

Mais tout-à-fait égoïstement, j’ai peur qu’il m’arrive quelque chose qui m’empêcherait de voir mes enfants grandir. J’ai peur de ne pas voir leurs petites bouilles se transformer, leurs corps
grandir, les boutons d’acné apparaître. J’ai peur de ne jamais les voir tomber amoureux, aller de découvertes en découvertes, être heureux tout simplement. J’ai peur de ne pas être là pour les aider à se relever s’ils en ont besoin, pour leur donner du courage, pour leur dire que je les aime plus que tout…

Je sais, c’est complètement absurde de raisonner comme ça, puisque si cela devait se produire je ne serais de toute manière pas là pour le regretter. Mais là, tout de suite, je crois que c’est
vraiment ce que je redoute le plus…

Voilà, pardon pour ce billet un peu décousu. Demain je vais subir une anesthésie générale (mais pourquoi c’est ce verbe-là qu’on utilise ?), et bien que ce ne soit pas la première fois de ma vie, c’est la première fois que j’ai réellement peur de ne pas me réveiller…

Allez, faites-moi plaisir, dites-moi que je ne suis pas la seule…

http://1.bp.blogspot.com/-tcBQLLo4tiw/UW0U_t7xPuI/AAAAAAAACH0/xSll9LmgHbY/s1600/tumblr_lvjbx9Tjsg1r4ywgwo1_400.jpg

Image à contenu hautement métaphorique.

 

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Et s’ils devaient grandir sans moi?:

L’hiver dernier, je ne sais pas si vous vous rappelez, il y a eu un tag ou un sujet d’artic …

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15 octobre 2013

 

Le harcèlement à l’école.

 

C’est un sujet qui revient régulièrement dans les médias, surtout quand cela fini mal. Je me souviens avoir lu beaucoup d’articles à ce propos, notamment suite à la diffusion d’un documentaire
dans  « Zone Interdite » sur M6. J’avais été choquée de voir à quel point les jeunes gens harcelés s’installaient dans un mal-être, persuadés que tout était de leur faute, sans réussir à en
parler à leur entourage. A quel point ils dépérissaient, s’enfonçaient dans la dépression, n’avaient plus goût à la vie. Parce qu’ils étaient devenus les victimes d’un ou plusieurs individus qui
avaient décidé de les prendre pour cibles, de se moquer d’eux, de les racketter, de les molester.

 

Si j’utilise le terme « jeunes gens », c’est volontairement. Dans mon esprit, le harcèlement à l’école ne pouvait concerner que des enfants d’un certain âge, et non pas des tous petits qui
découvrent la vie en collectivité, qui ignorent encore ce qui est bien et ce qui est mal, et qui cherchent avant tout à avoir le plus de copains possibles pour s’amuser.

 

Je me trompais lourdement.

 

Tout a commencé il y a une quinzaine de jours.

 

Je trouvais que Loulou parlait de plus en plus mal, et utilisait des expressions qu’il n’avait en aucun cas pu entendre chez nous. Je m’attendais bien à ce qu’il ramène quelques gros mots de
l’école. Non pas qu’il n’en ai jamais entendu chez nous, nous ne vivons pas chez Nadine de Rothschild (que j’admire profondément)(nan, je déconne!), mais jusque là il les répétait rarement dans
la mesure où nous nous excusons systématiquement quand un « merde » ou un « putain » nous échappe, et que nous lui expliquons à quel point c’est vilain de les dire (« Fais ce que je dis et non ce que
je fais », telle est notre devise! ).

 

J’ai commencé à tiquer, donc, quand je l’ai entendu me répondre des choses telles que « Je m’en fous de toi », « Fous le camp », « Fous-moi la paix », « Tu me gonfles » (et son copain « Tu me fais
chier »), « Dégage! », j’en passe et des meilleures, je n’ai pas pensé à dresser la liste. 

 

Un soir où il me disait « Casse-toi de là » alors que j’étais en train de le coucher, je lui demandé qui parlait de cette manière à l’école. Il m’a répondu que c’était son copain M* (il faut savoir
que pour Loulou tous les enfants qu’il croise sont ses copains), et qu’il disait ça à la maîtresse …

Ok, ahem, « Donc il y a un petit garçon dans ta classe qui dit des choses comme ça à ta maîtresse ? Et qu’est-ce qu’elle dit ta maîtresse quand il lui parle comme ça ? »

« Elle lui dit qu’il n’a pas le droit, que c’est pas bien. Et elle le met au coin, mais lui il lui dit qu’il s’en fout! ».

 

Bien bien bien, le décor était planté. Je me souviens m’être dit que cela devait être très difficile pour une maîtresse de gérer un petit garçon de 4 ans qui réagissait comme cela, et de l’avoir
plaint. Le petit garçon. Parce que oui, j’ai pensé que s’il disait ce genre de phrases, c’est qu’il devait certainement les entendre souvent. Peut-être même chez lui …

 

Bref, j’ai expliqué à Loulou qu’il ne fallait pas répéter ces mots-là, ni à sa maîtresse ni à personne d’autre d’ailleurs, parce qu’ils étaient insultants (j’ai expliqué aussi, oui). J’ai du le
reprendre quelques fois, mais pas tant que ça finalement, alors je ne me suis pas trop posé de questions.

 

Pourtant, le fameux M* revenait régulièrement dans ses récits quotidiens. Et systématiquement de façon négative. Il était puni presque chaque jour pour avoir répondu ou ne pas avoir obéi, était
exclu tout aussi souvent de la cantine parce qu’il y avait fait n’importe quoi.

 

Loulou en parlait toujours comme de « son copain ».

 

Pour moi, Loulou était super content d’aller à l’école. Je vous le disais encore hier justement.

Il y avait bien ce souci de slips souillés, jour après jour, mais Loulou nous avait expliqué qu’il n’osait pas le dire à la maîtresse, parce que l’envie d’aller aux toilettes le prenait souvent
au moment où la maîtresse avait dit qu’il fallait être sage et écouter.

Il y avait bien cette nuit de la semaine dernière où il avait fait un cauchemar et avait hurlé « Non non non! ».

 

Nous n’avions rien vu.

 

Hier, c’est son Papa qui est allé le chercher. Dès qu’il l’a vu, il s’est précipité dans ses bras en pleurant, et en lui disant que M* lui avait dit qu’il voulait qu’il soit mort. Loulou sait
bien ce que signifie la mort. Nous le lui avons expliqué pour ma Maman, et pour la compagne de mon Père qui est décédée l’an dernier. Il lui a dit qu’il lui disait ça tout le temps, et qu’il
l’empêchait de jouer comme il voulait dans la cour. Qu’il lui parlait toujours mal. Et qu’il ne voulait plus aller à l’école, parce M* était méchant avec lui.

 

Mon Amoureux en a tout de suite parlé à la Dame de la garderie. M* n’est en réalité pas dans la classe de Loulou. C’est un garçon beaucoup plus grand, qui doit avoir 8 ou 9 ans. Un enfant
difficile, caractériel, que les enseignants et le personnel scolaire ne savent pas comment gérer. Hier justement, il était puni dans la garderie, parce qu’il avait fait tout un scandale parce
qu’il refusait que Loulou aille jouer dans la cour comme il en avait envie. La Dame de la garderie a demandé à mon Amoureux d’aller parler à ce garçon, ce qu’il a fait. Je ne sais plus ce qu’il
lui a dit précisément, à part qu’il devait immédiatement cesser de s’en prendre à un enfant beaucoup plus petit que lui, et qu’il devait le laisser tranquille.

 

Loulou n’a pas arrêté d’en parler de la soirée. Je suis remontée 2 fois le voir après son coucher parce qu’il avait peur de s’endormir, parce que ça voulait dire qu’on allait être le matin et
qu’il devrait aller à l’école. Je pourrais vous dire qu’il exagérait sûrement, que ce n’était qu’une excuse de plus pour ne pas dormir.

Sauf que ce matin quand il est venu me voir il m’a dit qu’il avait fait pipi dans son lit. Pour la 1ère fois depuis qu’il est propre la nuit.

 

Son Papa en a discuté avec toutes les institutrices ce matin. Elles ont été choquées qu’un garçon, même plus grand, ait pu tenir de tels propos, et ont bien vu que Loulou était secoué. Sa
maîtresse a dit qu’elle allait en reparler avec lui, pour qu’il sente qu’il n’est pas abandonné et que tous les adultes sont au courant.

 

Nous en sommes là. J’ai très envie que ce soir arrive, pour savoir comment s’est passée la journée. Ce n’est pas moi qui vais aller le récupérer à la garderie, mais j’aurais bien aimé. Pour qu’il
me montre son harceleur en herbe, et que je puisse lui dire en face tout le « bien » que je pense de lui. Parce qu’il est hors de question qu’il sévisse impunément, et qu’il puisse s’en prendre à
d’autres, plus faibles et plus innocents que lui.

 

Et vous dites-moi, est-ce que vous avez déjà été confrontées à ce genre de manipulateurs avec vos enfants ? Comment avez-vous réagi ?

 

Moi je me sens très Mère Louve tout d’un coup. J’ai comme une envie de mordre. Je vais essayer de me retenir, mais il parait que la chair fraîche est tellement meilleure!

 

http://malise.net/wp-content/uploads/2013/10/Ectac.Education-Harcelement-a-l-ecole.031.jpg

J’ai trouvé beaucoup d’images sur le net pour illustrer ce billet.

Beaucoup trop à vrai dire, certaines m’ont fait monter les larmes aux yeux.

Alors voilà, ce n’est sans doute pas la plus représentative,

mais elle a au moins le mérite de faire sourire.

Si tant est qu’on le puisse à propos d’un tel sujet …

 

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Harcèlement à l’école : touche pas à mon fils!:
 

Le harcèlement à l’école.

 

C’est un sujet qui r …

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10 octobre 2013

 

Loulette ne dort pas. Enfin si, elle dort, et même plutôt très bien. Le problème est qu’elle se réveille. Parfois peu, parfois beaucoup, et parfois … pas du tout. Elle sait donc faire ses
nuits, ouf, il faut dire qu’elle a plus de 2 ans quand même Madame, il serait temps!

 

Donc Loulette dort, mais se réveille, pour des raisons diverses et variées. Le passage au lit de grande que nous imaginions bénéfique se révèle en réalité difficile, mais de toute manière je ne
suis pas sûre que la laisser dans son lit de bébé aurait donné un résultat différent.

Elle n’aime vraisemblablement pas sa couette, donc elle se découvre, donc elle a froid, donc elle se réveille et elle pleure. Ou alors, lubie du moment, elle veut jouer. Ou elle a faim.

 

Bref, tout autant d’excuses que je lui trouve, parce que la vérité vraie est la suivante : elle se réveille, et plutôt que de chercher à se rendormir toute seule comme elle sait très bien le
faire, elle préfère m’appeler et se rendormir dans mes bras. Parce que oui, figurez-vous que je vais la voir quand elle m’appelle. Et même pire, hérésie suprême, je la sors de son lit, la prends
tout contre moi dans son fauteuil, et je la berce.

 

Je sais, c’est mal. J’ai honte, très honte. Et puis surtout j’en ai vraiment assez d’être réveillée nuit après nuit, généralement au milieu de mon sommeil le plus profond, de devoir m’en extirper
péniblement, de m’habiller, de monter, puis de retourner me coucher, et de ne pas réussir à me rendormir parce que je guette tous les bruits le coeur battant en pensant que c’est elle qui me
rappelle.

 

C’est FORCEMENT de ma faute pas vrai ? Je n’ai pas réussi à couper le cordon.

 

Nous avons tout essayé ou presque pour changer les choses. Les mots de la pédiatre, qui
ont fait leur effet un bon mois cet été, ont été oubliés depuis longtemps. Chaque soir, comme un mantra, je lui répète que je l’aime et que je ne suis pas loin, qu’elle ne doit pas avoir peur de
dormir, que je serai là pour elle le lendemain matin. Que si elle se réveille, elle ne doit pas nous appeler, mais faire un gros câlin à son chien et se rendormir toute seule. Mais cela ne marche
plus.

 

Son Papa monte la voir aussi souvent que moi. Il ne dit rien, pour qu’elle ne sache pas que c’est lui, et lui caresse la tête.

Mais la bête est finaude, et après s’être laissée avoir plusieurs fois, elle caresse désormais systématiquement la joue de celui (ou celle) qui s’approche d’elle. Et si elle découvre que c’est
son Père, c’est le drame …

 

La nuit dernière, il a encore essayé de monter la voir à ma place. Il m’a dit de ne pas y aller, il a raison, elle le fait pour me voir moi. Mais elle s’est mise dans un tel état que je n’ai pas
pu ne pas me lever, et il lui a fallu près de 10 minutes pour calmer ses sanglots.

 

Ma fille se réveille pour me voir, je suis une mauvaise Mère.

 

 

Quand mes enfants étaient nourrissons, je les ai allaités. Cette décision n’allait pas de soit pour moi, je n’ai jamais trouvé l’allaitement naturel, comme beaucoup le disent. Ça a été très
difficile, j’ai très souvent failli baisser les bras, mais je ne l’ai jamais fait grâce au soutien de leur Papa. Malgré toutes les compétences que j’ai recherchées pour me venir en aide, malgré
tous les spécialistes que j’ai pu appeler au secours, ce n’est qu’en écoutant mes enfants que j’ai réussi à allaiter aussi longtemps que cela nous a convenu. Tous les discours que l’on m’a tenu
étaient contradictoires, parfois moralisateurs, souvent déstabilisants. Je n’avais pas assez de lait, mes enfants ne tétaient pas correctement, ce n’était pas à eux de faire la loi ou alors je ne
tenais pas compte de leurs rythmes. Stimulez votre lactation, complétez avec un biberon, donnez leur des céréales, passez immédiatement au biberon …

 

J’ai choisi d’allaiter, ce n’était pas toujours à la demande parce que je faisais surtout comme je pouvais, j’ai parfois complété avec un biberon, j’en ai sevré un volontairement, l’autre parce
que je n’avais pas le choix.

 

J’ai suivi mon instinct et non les bonnes pratiques. Je suis une mauvaise Mère.

 

 

Loulou est un petit garçon très intelligent, et très sensible. Ce ne sont pas mes mots, ce sont ceux de sa pédopsychiatre, « la Dame » avec laquelle il discute sans que je sois présente.

Il n’a pas de difficultés, il est même plutôt très à l’aise dans ses baskets. La preuve en est la facilité avec laquelle il s’est intégré dans sa nouvelle école. Il s’est fait de nouveaux
copains, il se passionne pour le dessin et pour l’écriture. Il progresse remarquablement. Il n’a aucune « séquelle » de l’arrivée de sa soeur, leurs relations sont seines et on ne peut plus
normales étant donné leurs âges rapprochés.

 

Le problème vient de nous, voyez-vous. Loulou fait des crises, parce que nous ne savons pas réagir correctement à ses emportements. Nous travaillons, nous sommes réveillés chaque nuit depuis des
lustres, nous avons l’audace de vouloir vivre notre vie d’adulte en ayant des activités personnelles sans nos enfants, nous sommes fatigués. Et malgré toute notre bonne volonté, nous n’arrivons
pas toujours à être à l’écoute.

 

Nous ne parvenons pas à éduquer nos enfants de manière bienveillante tout le temps, nous ne sommes pas de bons parents.

 

 

Vous trouvez que j’exagère pas vrai ? Pas tant que ça.

 

J’ai lu beaucoup de billets de blogs ces derniers temps qui donnent des exemples de ces jugements à l’emporte pièce. Des commentaires aussi, essentiellement sur Facebook.

 

Vous ne pouvez pas savoir à quel point tout cela me lasse.

 

Je me demande de plus en plus souvent comment j’aurais évolué en tant que Maman si je ne lisais pas autant de blogs, et si je n’avais pas ouvert le mien. Je vois bien à quel point j’ai changé
depuis un an, et la toile n’y est bien sûr pas étrangère. Mais notre réflexion en tant que parents ne nous est dictée par rien d’autre que notre volonté de rendre nos enfants épanouis. Si nous
lisons, si nous avons entrepris des thérapies, si nous cherchons à nous améliorer, c’est avant tout pour eux, pour nous, et non pas pour entrer dans des cases.

 

J’ai envie de faire plaisir à mes enfants. J’adore leur faire de petits cadeaux lorsque c’est possible. J’aime voir leurs yeux briller si je fais un beau gâteau. J’ai envie de leur coudre des
déguisements, de leur confectionner de jolis vêtements. Je les écoute, je discute beaucoup avec eux. J’essaie d’être présente pour les éveiller, de jouer avec eux, de partager des moments. Je
suis très tactile, je ne peux pas m’empêcher de les serrer fort tout le temps, de les bisouiller, de les caresser. Je ne les frappe pas.

 

Alors je suis une Mère parfaite ? Et eux sont des enfants rois ?

 

Laissez moi vous dire … Je ne suis pas une Mère parfaite. Je ne suis pas non plus une mauvaise Mère. Je suis simplement leur Maman à eux.

Je fais de mon mieux, comme je le peux, pour concilier mes besoins avec les leurs, et malheureusement je n’y parviens pas toujours. Je fais des efforts parce que j’en ai besoin, sans doute bien
plus qu’eux d’ailleurs. Je n’ai pas envie d’écouter des discours basés sur des théories bien commodes. Je me fous des débats stériles, je ne comprendrai de toute manière jamais les querelles des
bien-pensants.

 

A vous, qui doutez parfois, tout comme je doute aussi, je voudrais dire ceci : vous n’êtes ni moins bien ni mieux que les autres, mais vous êtes certainement ce qu’il y a de mieux pour vos
enfants. Ne cherchez pas plus loin.

 

P.S. : Je ne prends jamais part aux débats parce que je suis bien placée pour savoir que chaque histoire est différente, que ce qui peut marcher
pour l’un ne marchera pas avec l’autre, et surtout, surtout, qu’il n’y a pas qu’une seule vérité, à savoir la mienne. Chercher à avoir raison à tout prix et ne jamais se remettre en question est
pour moi le pire exemple de la bêtise humaine.

 

P.S.2 : J’avais cet article sur le coeur depuis pas mal de temps déjà. Je crois que je traîne trop sur Facebook, et que ce n’est pas compatible
avec mon côté naïf qui s’obstine à penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil! ».

 

P.S.3 : Heureusement, beaucoup prennent tout cela avec humour, au point de créer un rendez-vous que je suis avec plaisir chaque vendredi. Ce sont
les chroniques des « Bad Mothers » lancées par Rock’N Mom et Petit Diable, relayées par beaucoup d’autres, et qui sont so … véridiques!

 

P.S.3 : Mais quand même, et je m’arrêterai là, j’ai lu des commentaires suite au billet poignant de Ginie sur le site parolesdemamans.com qui m’ont fait me hérisser le poil. Parce que oui, saviez-vous
que l’on fait de nos enfants des enfants rois si l’on choisit de ne pas les éduquer en les frappant ? Non, hélas, je n’invente rien …

 

P.S.4 : De toute manière, je n’ai rien à dire, je ne suis qu’une parfaite mauvaise Mère un jour, et une mauvaise parfaite Mère le lendemain!

 

http://malise.net/wp-content/uploads/2013/10/famille-annees-60-alld-7co3m.jpg

Oui, je sais, ce que je vais vous apprendre va vous

faire un choc, mais il fallait que je vous le dise :

nous sommes au 21ème siècle!!!

 

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Mon enfant ne dort pas/ne mange pas/n’obéit pas. C’est FORCEMENT de MA FAUTE!:
 

Loulette ne dort pas. Enfin si, elle dort, et m …

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26 septembre 2013

 

Je n’avais pas particulièrement prévu de venir écrire ici aujourd’hui. Enfin si, je savais bien que je viendrais poser quelques mots, mais j’avais envie de faire quelque chose de léger, de sympa
pour changer.

 

Un peu dans le style de la fabuleuse Caroline et de son article qui raconte sa mammographie minute par minute, et qui parvient
ainsi à très bien dédramatiser ce moment tant redouté (à ce propos, dans la droite lignée de mon billet, voici le dernier qu’elle ait publié et qui parle également d’une très jolie initiative). Ou à la
manière pleine d’humour (et toute en finesse)(private joke que vous comprendrez en la lisant) de La Carne,
que je vous invite à découvrir si ce n’est pas déjà fait.

 

Bref, tout sauf ce dont je vais vous parler maintenant.

 

Mais la vie cette biatch (je ne sais plus qui est l’auteure -forcément- de cette si juste formule, qu’elle m’en excuse d’avance et s’exprime maintenant ou bien se taise à jamais)(pardon)(des
années de catéchisme, toussa!), la vie cette biatch disais-je donc, en a décidé autrement.

 

Pffff, je vous ai déjà dit que je trouvais cette rentrée particulièrement difficile ? Oui ? Bon et bien je vous le redis alors. Je trouve cette rentrée particulièrement difficile.

 

Hier était jour de rdv avec « la Dame ». Vous savez, celle dont je vous ai un peu parlé ici. Il était normalement prévu que ce soit mon Loulou qui s’exprime, mais comme il semblerait
que j’ai un peu beaucoup de choses sur le coeur, et bien c’est encore moi qui ai monopolisé la conversation. Et Loulou a fait semblant de ne pas écouter, alors qu’on voyait très bien qu’il était
très attentif à tout ce qui se disait.

Et qu’en est-il ressorti, de cet entretien, hormis le fait qu’il m’ait encore plus épuisée ?

Et bien en substance, parce que je suis sûre que je serai amenée à vous en reparler, la pédopsychiatre m’a dit que mon fils a le comportement typique d’un enfant précoce. Bien entendu, dès que
j’ai entendu ce mot, je me suis vue lever les yeux au ciel et lui répondre que bien entendu non, mon fils n’est pas précoce. Elle a insisté, m’a répété que si, il a réellement le comportement
d’un enfant ayant des capacités supérieures à celles des autres enfants de son âge, et moi j’ai insisté à mon tour en lui disant que non, pas du tout.

Je ne sentais plus mon coeur dans ma poitrine.

Dialogue de sourds, j’ai une très légère tendance à devenir obtuse quand on me dit des choses que je ne veux pas écouter, surtout s’agissant de mes enfants.

Donc voilà où nous en sommes. Nos difficultés viennent juste d’un manque d’adéquation entre nos réactions et celles de Loulou, qu’il ne maîtrise pas mais qui lui permettent de se décharger de
l’extrême tension dans laquelle il vit.

« Je n’ai pas de baguette magique » m’a-t-elle dit.

« C’est bien dommage » lui ai-je répondu. Et sinon, pourquoi on vous paie alors ???

 

De-battre-mon-coeur-s-est-arrete-1.jpg

 

Passons donc cet épisode et arrivons à la fin de la journée.

 

Au moment du repas, une amie que je n’ai pas vue depuis très longtemps passe à la maison avec ses neveux du même âge que les enfants pour nous faire un petit coucou. La fin de journée, le pire
moment, celui où Loulou est une pile électrique qui ne maîtrise plus rien, et qui parvient facilement à entraîner dans son sillage toute la ribambelle de gamins qui ne demandent que ça.

Et les voilà donc partis à faire (comme tous les soirs) des courses de charriots dans la maison. Je surveille d’un oeil, toute contente de papoter, et tout d’un coup j’entends ma Loulette hurler
comme je crois que je ne l’avais jamais entendue jusque là.

 

Je me précipite et vois, sans vous mentir, son front complètement enfoncé au dessus de son oeil droit. Je hurle à mon tour, ce qui la fait paniquer encore plus, mais à ce moment-là je ne
réfléchis même plus tellement ce que je vois me fait peur.

Mon coeur a explosé.

Heureusement, ma copine qui maîtrise encore ses nerfs, elle, part à la recherche de glaçons et dégaine un flacon de rescue.

Loulette hurle dès qu’on la touche, on n’arrive pas à faire quoi que ce soit.

Nous décidons alors d’aller aux urgences, 3ème fois quand même en 5 mois, bon record.

La puce va mieux, elle accepte même de manger, il faut dire qu’il est plus de 20h00. Il y a un monde fou, et comme ce ne sont pas des urgences pédiatriques, les enfants n’ont pas forcément la
priorité. J’ai du retourner à l’accueil 2 fois pour qu’une infirmière vienne quand même voir si ce n’était pas trop profond, et lui mette de la crème anesthésiante. Je passerai sous silence le
moment où elle a évoqué la pose de points sur le front de MA bébée, et où je l’ai proprement envoyée balader (pardon, pardon! Je crois que je lui ai fait un peu peur …).

Bref, au bout de près de 3 heures d’attente, une très gentille interne venue des pays de l’est et ne parlant pas très bien le français nous a prises en charge, ma Loulette fatiguée et moi sa Mère
paniquée. Elle a vu que ce n’était que superficiel, a parlé à Loulette comme à une adulte (« Il faut lester tlanquille petite Madame! »), a bataillé ferme pour lui mettre de la colle (« Tlanquille
je vous ai dit, tlanquille! »), et n’a pas su m’expliquer les soins pour la suite, mais à part ça tout s’est bien fini. Et sinon quand je lui ai demandé si cela la dérangeait que je change sa
couche sur la couchette des urgences, elle m’a dit : « Mais bien entendu oui voyons, c’est normal, c’est un enfant! », j’ai eu du mal à comprendre si elle acceptait ou non, mais je me suis dit
qu’elle était tout de même bien sympathique.

 

De-battre-mon-coeur-s-est-arrete-2.jpg

 

Passons donc cet épisode pour arriver à la fin de la soirée, où j’ai appris que la petite Fiona … Bref, non, n’en parlons pas, je n’ai pas de mots, je n’ai pas le coeur.

 

En cas de gros choc comme celui subi par Loulette, il faut réveiller les enfants environ toutes les 3 heures la nuit, pour s’assurer que tout va bien. J’essayais d’être détendue vous voyez. Elle
avait crié tout de suite, n’avait pas vomi, avait mangé un peu, et pas mal fait la folle à notre retour à la maison. Mais quand même, je n’en menais tellement pas large que je me suis réveillée
direct quand il a fallu.

 

Je suis montée une 1ère fois. Elle respirait tout calmement ma jolie poupée. Je lui ai caressé la joue, mais je n’ai pas osé la réveiller. Elle dormait tellement bien …

 

Je me suis endormie, puis réveillée en sursaut un long moment plus tard. Je suis remontée la voir, elle n’avait pas bougé d’un pouce, alors cette fois-ce j’ai voulu la réveiller. J’ai écouté sa
respiration, je l’ai embrassée, j’ai encore caressé sa joue, et elle s’est retournée sur le dos.

A ce moment-là, elle a cessé de respirer.

Et mon coeur à moi, a cessé de battre.

Je crois que je me souviendrai toute ma vie de cet instant-là, et de ce que j’ai ressenti. J’en ai les larmes qui coule en vous le racontant.

Cela n’a duré que 10 ou 15 secondes, et c’est quelque chose que je connaissais déjà car cela lui arrivait régulièrement quand elle s’endormait sur moi.

Mais cette fois-là, c’est comme si toute ma vie s’était suspendue à son souffle.

J’ai crié son prénom, je l’ai secouée un peu durement. Puis de nouveau, j’ai entendu sa respiration, vu sa poitrine se soulever. Elle a ouvert les paupières, brièvement, puis s’est retournée de
nouveau en ronchonnant.

 

Je suis allée voir son frère ensuite, qui respirait tellement doucement que j’ai du coller mon oreille sur sa poitine pour l’entendre. Pour me rassurer.

 

Ce matin, je suis allée les réveiller en même temps, tous les 2, j’avais hâte de les voir debouts et de tourner cette page.

 

Je m’excuse pour cet énième billet fleuve. Je ne sais définitivement pas faire court, mais en même temps il fallait que je pose tous ces évènements par écrit, pour les faire sortir de moi.

 

Ce matin, la crèche m’a appelée pour me dire que Loulette s’était cogné la tête contre celle d’un copain, juste sur son gros bobo d’hier. Les puers étaient en stress, elles pensaient que Loulette
avait des points et qu’ils avaient peut-être sautés. J’ai joué à la Maman qui gère, les ai rassurées en leur disant que ce n’était que de la colle et qu’elles pouvaient enlever le pansement pour
s’en assurer. En réalité elle avait une énorme bosse, mais juste au dessus.

« Tout va bien alors, je vous rappelerai dans la journée, d’accord? »

J’ai fait celle qui était détachée.

Alors que dedans mon coeur s’était brisé.

 

Vivement ce soir que je les récupère, et que je récupère mon coeur avec eux.

 

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De battre mon coeur s’est arrêté:
 

Je n’avais pas particulièrement prévu de venir écrire ici aujourd’hui. Enfin si, je savai …

24 commentaires. Voulez-vous laisser le vôtre ?
19 septembre 2013

 

Devenir Maman, devenir Papa. Etre parents.

 

Derrière ces mots et la simplicité apparente de leur signification se cache une réalité toute autre. Malgré tout le désir que l’on peut avoir à fonder une famille, l’arrivée des enfants est un
bouleversement auquel on ne peut pas se préparer.

 

On sait tous, parce qu’on en entend suffisamment parler, que les premiers mois avec un bébé sont difficiles. Qu’ils chamboulent nos repères, malmènent nos habitudes. Que la fatigue est tellement
prégnante que plus rien ne compte à part les quelques minutes de sommeil que l’on va pouvoir grappiller de-ci de-là. On regarde notre merveille, on s’extasie de sa joliesse, de ses progrès, de sa
précocité. On est heureux au-delà des mots, au-delà de ce que l’on pensait possible.

 

Mais, déjà, une question se fait insidieuse : « Et moi, que suis-je au milieu de tout cela ? »

 

Parce qu’un tout petit demande tellement d’attention et de présence que plus rien ne compte à part lui.

 

On attend patiemment qu’il grandisse. On laisse le temps au temps en se disant que ce n’est qu’une période, et qu’il faut en profiter parce que cela passe vite.

 

Mais en réalité, rien ne change vraiment. Un enfant qui grandit ne demande pas moins de présence. Il a besoin que nous soyons à ses côtés pour lui assurer une stabilité affective. Pour l’aider à
pousser sereinement et harmonieusement. Pour le surveiller, aussi, quand il commence à acquérir une certaine autonomie dans ses déplacements.

 

« Et moi, que suis-je au milieu de tout cela ? ». Rien ne change.

 

J’ai très mal vécu la petite enfance de Loulou. Très mal. Je n’avais pas imaginé tout cela en désirant cet enfant. Je savais bien, pour avoir été une enfant puis une adolescente assez tourmentée,
que tout n’est pas toujours rose dans la relation enfant-parents. Mais je ne savais pas tout le reste. Je n’aurais jamais cru, qu’au delà de devoir trouver ma place en tant que Maman, il faudrait
que je trouve une place nouvelle en tant qu’adulte devenue Maman, et en tant que femme qui a eu un enfant.

 

Je ne me reconnaissais plus, je n’arrivais pas à être autre chose qu’une Maman. Mon univers tournait autour de ce bébé, et plus rien d’autre ne comptait. « JE » ne comptait plus. « NOUS » ne comptait
plus. Et loin de me satisfaire, la compréhension de cet état de fait et de mon incapacité à réagir autrement me minait encore plus.

 

J’en voulais à mon fils de ne pas me laisser le temps de vivre ma vie sans lui. Je lui en voulais aussi d’être à l’origine des disputes qui ébranlaient mon couple. Je l’aimais tellement fort, et
pourtant cet amour ne m’empêchait pas de regretter ma vie d’avant, si insouciante, si tournée sur moi-même.

 

J’avais l’impression de n’être plus que cela : une Mère, et dans les pires moments, une bonne à tout faire. Plus de sorties, plus d’amis, plus de complicité amoureuse. Etait-ce donc cela, avoir
un enfant ? Un sacrifice ?

 

Je suis allée très très loin au fond du trou. J’ai déversé des torrents de larme. Il y avait en moi ce bonheur d’avoir mon fils, et cette douleur de ne plus exister que pour lui.

 

A l’époque, mon Amoureux ne comprenait pas réellement mon état d’esprit, mais s’efforçait chaque jour de me pousser à exprimer ce qui n’allait pas. Mais comment lui dire quelque chose que je ne
comprenais pas forcément ? Ces mots que je pose aujourd’hui, seul le recul me permet de les exprimer. Avant, je me disais juste que je n’étais pas une bonne Mère, que je n’arrivais pas à
concilier une vie professionnelle qui ne me satisfaisait pas et une vie familiale remplie uniquement de contraintes. Tout me pesait, sans comprendre pourquoi puisque j’étais censée être comblée.

 

Assez bizarrement, c’est ma nouvelle grossesse qui m’a redonné de l’élan. De nouveaux projets, une autre chose sur laquelle fixer mon intérêt. J’ai découvert que mon horizon pouvait s’élargir
sans que mon fils en pâtisse, que je pouvais être présente sans être omniprésente. J’ai laissé son Père prendre sa place, jouer son rôle, ce que je l’empêchais inconsciemment de faire jusque là.

 

Nous avons trouvé notre équilibre.

 

Avec ma fille, je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais ressenti cette souffrance-là. Peut-être parce qu’elle était notre 2ème enfant, et que j’avais déjà acquis que je devrais de nouveau
m’oublier un certain temps. Parce que, sans doute, j’avais pris du recul et fait passer au second plan mes envies égoïstes. Et puis aussi parce que mon Amoureux était là, que je n’étais pas la
seule à souffrir de tout cela, lui qui éprouvait les mêmes choses et avait les mêmes besoins que moi.

 

Les enfants ont aujourd’hui 4 et 2 ans, et il n’est pas rare que je réagisse avec colère à leur despotisme. Nous sommes là pour eux en permanence, nous faisons tout notre possible pour jouer avec
eux, répondre à leurs demandes incessantes, les élever dans la douceur tout en fixant des limites nécessaires.  Et nos petits tyrans veillent régulièrement à les repousser, soyez-en sûr!

 

Je me pose beaucoup de questions sur ma façon d’être leur Maman. Je ne réagis pas toujours comme je le souhaiterais, loin s’en faut, mais je ne suis pas surhumaine. Je fais de mon mieux, tout en
faisant des erreurs. J’essaie de progresser, et je suis persuadée désormais que cela passe aussi par mon bien-être.

 

Etre une meilleure Mère, parce que je ne suis pas qu’une Mère et que je vis aussi pour moi.

 

Je tâtonne, j’avance, j’apprends, mais que je trouve ça dur!

 

Mardi soir était un de ces soirs de notre nouvelle vie de Parents. Mon Amoureux n’était pas là, et le coucher a été particulièrement difficile, comme tous les couchers hélas. A 21 heures 30, je
me suis posée épuisée devant la télé et j’ai commencé à regarder un film dont je ne connaissais que le titre : « A perdre la raison ».

Quel choc que cette histoire tirée de faits réels! Le récit d’un burn-out, d’une vraie dépression qui tourne au cauchemar. J’ai lu beaucoup de critiques à ce sujet depuis, notamment sur l’intérêt
de mettre sur grand écran un fait divers aussi tragique, aussi intime. Le sujet est grave, et heureusement peu répandu.

Mais laquelle d’entre nous peut en toute franchise répondre ne jamais avoir ressenti ce débordement, ce trop plein qui donne envie de tout laisser tomber ? Pas au point de commettre
l’irréparable, bien entendu. Dans le film, les circonstances particulièrement nocives et peu communes qui ont poussé à l’acte final sont très bien décrites.

 

Parfois, je n’ai pas envie de rentrer chez moi. Parfois, j’angoisse à l’idée de devoir les gérer seule. Souvent, le soir, nous nous retrouvons échevelés avec mon Amoureux, dégoutés d’avoir eu à
gérer un énième coucher dans les cris.

 

Je ne sais plus pourquoi je voulais vous raconter tout cela. Sans doute parce que ce film m’a beaucoup touchée, et que je me suis reconnue dans cette jeune femme débordée par sa condition de
Maman. Comme nous le sommes toutes à un moment ou un autre.

 

Je ne regrette pas d’avoir mes enfants. Mais je regrette souvent qu’on ne m’ait pas donné leur mode d’emploi …

 

P.S. : et pour parler de choses plus futiles mais néanmoins nécessaires, je vous rappelle qu’il y a toujours un pot Pourty à gagner par ici!

 

http://malise.net/wp-content/uploads/2013/09/84182758_o1.png

 

http://malise.net/wp-content/uploads/2013/09/84182747_o.png

Merci à Nathalie Jomard pour ces dessins,

qui illustrent tellement bien la réalité …

 

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Burn-out, à perdre la raison …:
 

Devenir Maman, devenir Papa. Etre parents.

 

Derrière ces mots et l …

17 commentaires. Voulez-vous laisser le vôtre ?
9 septembre 2013

 

La première fois que je l’ai vu, c’était un 31 décembre et il m’ouvrait la porte de la maison de ses parents dans un éclat de rire. Je n’avais pas envie d’être là. Mon coeur n’était pas à la
fête, et mes pensées étaient toutes tournées vers le diagnostic fatal que l’oncologue de ma Mère m’avait asséné quelques jours plus tôt.

 

Je l’ai à peine regardé. J’étais intimidée, tellement peu certaine de vouloir rester et célébrer la fin d’une année que j’aurais préféré oublier. Je me souviens de sa présence prévenante, et de
sa volonté de me faire sourire. Je me souviens de notre discussion en tête-à-tête, où je lui ai raconté tellement de choses intimes alors que je ne le connaissais pas.

 

Et puis à un moment, j’ai fini par partir, presque en courant, le saluant à peine. Je ne me sentais pas du tout une âme de Cendrillon, j’avais juste besoin de me rouler en boule et de pleurer.

 

Il m’a appelée le lendemain, pour prendre de mes nouvelles. Je crois que nous nous sommes téléphoné à tour de rôle les jours qui ont suivi. Je ne sais même plus si nous avions convenu de nous
revoir. Ce mois de janvier reste bien flou dans ma mémoire, il ne me reste que quelques images terribles qui continuent à me donner des cauchemars.

 

Il a su se faire silencieux alors. Fidèle à ce qu’il était déjà, tellement attentionné à sa manière. Puis il m’a envoyé un sms le jour de l’enterrement, pour me rappeler sa présence …

 

Après près de neuf années, deux enfants et deux maisons plus tard, j’ai encore du mal à mesurer la chance que j’ai eue de le rencontrer, cet homme-là.

 

Il a été le pilier qui m’a empêchée de m’écrouler pendant bien longtemps, subissant mes tempêtes, encaissant ma rage, séchant mes larmes. J’ai bien souvent pensé qu’il allait partir, et je sais
aujourd’hui que c’était bien mal le connaître.

 

Nous avons traversé des épreuves, souvent ensemble, parfois l’un contre l’autre. Nous nous sommes détestés, je crois, autant que nous nous aimons en réalité.

 

Nous sommes devenus parents ensemble, nous partageons les mêmes envies, les mêmes besoins. Nous sommes devenus responsables, un peu, mais nous avons toujours des rêves plus grands que nous,
auxquels nous croyons fort.

 

Je ne sais pas si c’est rare, ce sentiment que j’éprouve avec lui. Celui de me sentir épaulée de façon inconditionnelle. Celui de pouvoir tout dire sans être jugée, et même d’être comprise quand
je pars dans mes délires.

 

Je crois que nous avons appris avec le temps à exprimer ce que nous avons sur le coeur, et même s’il y a encore des ratés j’ai l’impression que nous nous entendons de mieux en mieux. Que notre
vie est faite de parenthèses enchantées que nous savons créer pour nous échapper de la lourdeur du quotidien.

 

Je suis fière d’être à ses côtés, fière de ce qu’il est et de sa façon de voir la vie.

 

Je me rends compte que je ne vous parle pas souvent de lui finalement. Il faut me comprendre aussi, cet homme-là, je veux le garder pour moi!

 

Cet-homme-la.jpg

 

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Cet homme-là:
 

La première fois que je l’ai vu, c’était un 31 décembre et il m’ouvrait la porte de la maison de ses parents d …

20 commentaires. Voulez-vous laisser le vôtre ?
1 août 2013

 

Il y a cette envie, chevillée au corps, que je n’arrive pas à oublier.

 

Il y a ce pincement au cœur, cette petite boule dans le ventre, lorsque j’apprends de jolies nouvelles.

 

A quel moment se dit-on avec certitude qu’il n’y aura plus d’autre enfant ? A quel moment une décision guidée par la raison s’encre-t-elle de façon définitive dans votre chair, pour devenir une
évidence ?

 

Depuis que je parle de mes enfants ici, je crois que je ne cache pas à quel point je trouve difficile d’être Maman. Toutes ces questions qui restent sans réponses. Toutes ces réactions à fleur de
peau, en écho à des comportements que je ne sais pas gérer correctement, et à une fatigue que je sais passagère mais que je ne parviens pas à maîtriser.

 

Mais je sais aussi tout le bonheur qu’apportent les enfants. Cette sensation de plénitude, cette légèreté retrouvée dans leurs yeux malicieux. Tous les rires, les joies, devant leurs facéties,
leurs bons mots, leur innocence. Tout l’amour aussi. Surtout.

 

Je ne suis pas une Maman née. J’ai mis beaucoup de temps avant de connaître le désir d’enfant. Je me construis au jour le jour, grâce à eux, avec eux.

 

Il y a eu au début le souhait d’avoir un petit de lui, de mon Amoureux, pour concrétiser ce que nous éprouvions l’un pour l’autre. Et quand Loulou a été là, très vite, le besoin irrépressible
d’être de nouveau enceinte. Je regardais les ventres ronds avec envie, alors que le mien l’était pourtant encore de cette première grossesse. C’était viscéral, très fort. Mais ce n’était pas
vraiment une envie d’enfant … jusqu’à la naissance de Loulette, après près de neuf mois passés dans une sérénité rare.

 

Ce bébé que je tenais dans mes bras, et qui complétait si bien notre famille, je le regardais en me disant qu’il ne pouvait pas être le dernier.

 

Avec le temps, avec les mauvaises nuits, avec les disputes, j’ai fini par ne plus entendre cet appel, et par me dire que tout était bien fini.

 

Et pourtant …

 

Ne croyez pas que nous sommes dans la journée des révélations, car ce n’est pas le cas. Nous parlons souvent avec
mon Amoureux de ce petit troisième qui ne viendra pas. Parce que nous savons que nous avons trouvé notre équilibre à 4, là ou certains le trouvent simplement à 3, et d’autres à 5 ou plus encore.
Parce que nous avons des rêves, et qu’il nous faut faire un choix pour pouvoir un jour les concrétiser. Parce que,
peut-être, je ne me sens plus le courage d’affronter une nouvelle naissance, ni les premiers mois si déstabilisants avec un nourrisson.

 

Mais l’envie est là, si présente, si forte …

 

Je regarde Loulou, mon Trésor, et je sais qu’il sera mon seul fils. Je regarde Loulette, ma Perle, et je me dis qu’elle sera ma seule fille. Le choix du roi, comme on dit, je devrais être
satisfaite. Mais je me surprends souvent à imaginer à quoi aurait pu ressembler un autre petit bout de nous, et à ce que pourrait être notre vie avec 3 enfants.

 

Loulette est mon dernier bébé, mais elle n’en est déjà plus un. Et c’est sans doute pour cela que je passe tant de temps à l’admirer en ce moment. A graver dans mon esprit tous ces petits détails
qu’ils lui restent de sa petite enfance. A prendre des photos, encore et encore, pour ne pas en perdre une
miette. A respirer son odeur de miel, et à la serrer contre mon cœur tant qu’elle se laisse faire …

 

Le jour viendra sans doute où je regarderai en arrière sans aucun regret, parce que j’ai la chance d’être déjà comblée.

 

Mais en attendant, je profite de mon dernier bébé.

 

Le dernier bébé

 

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Le dernier bébé:
 

Il y a cette envie, chevillée au corps, que je n’arrive pas à oublier.

 

Il y a ce …

16 commentaires. Voulez-vous laisser le vôtre ?
25 juillet 2013

 

Je suis sûre que ça ne sera pas une révélation pour vous si je vous dis que j’adore regarder mes enfants. Les voir jouer tous seuls ou ensemble, se courir après, se chamailler, se faire des câlins. Souvent, je me cache pour les observer ou prendre des photos de ces moments où plus rien n’existe pour eux, tellement
concentrés sur ce qu’ils font.

 

Je me souviens qu’après leur naissance, pour tous les deux, j’ai passé de longues heures à les admirer dans leur petit berceau transparent. Je me couchais, puis me tournais vers eux pour
continuer à les détailler, et finissais invariablement par me lever pour mieux poursuivre mon exploration.

 

Leurs cheveux si fins, si noirs. Leurs mains et leurs doigts immenses. Leurs poitrines menues qui se soulevaient au rythme d’une respiration sur laquelle je tentais de me caler. Et leurs pieds
nerveux, qu’ils continuaient à croiser comme lorsqu’ils étaient dans mon ventre.

 

Mon fils, ma fille. Deux ans d’écart et tant de similitudes.

 

Aujourd’hui, et depuis ces jours-là passés à la maternité, rien n’a changé. J’ai continué et je continue toujours à me délecter de leurs mimiques, des positions improbables qu’ils adoptent, puis
de leurs bons mots désormais.

 

Et surtout, surtout, je ne me lasse pas de les détailler et de les trouver si beaux. J’aime la couleur de leurs cheveux et leur texture soyeuse. J’aime leurs grands fronts, leurs yeux rieurs,
leurs petits nez. Les voir sourire de façon éclatante me donne systématiquement envie de sourire à mon tour, et leurs éclats de rire sont une belle récompense, le signe qu’ils sont heureux d’être
là.

 

Quand ils passent devant moi, le creu de leur cou appelle mes bisous, juste là, à la base des cheveux ou derrière les oreilles. J’attrape leurs mains, pour y déposer un baiser venu du
cœur. Je caresse leur dos, je soulève leur tee-shirt pour dévoiler leur nombril et mieux réussir à les
chatouiller, jusqu’à ce qu’ils s’allongent en me demandant de cesser, puis se plaignent de me voir arrêter.

 

Je regarde leurs pieds, et je suis étonnée de les trouver si grands.

 

Et puis il y a ces moments dont je voulais vous parler. Ces fois où je surprends leur Père en train de faire la même chose que moi. Je le regarde les regarder. Et c’est comme si tout son visage
se transformait. Je vois ses lèvres former un sourire. Je vois son front se détendre. Et surtout, je vois ses yeux briller de plaisir, de bonheur.

 

Il regarde notre fils avec fierté, avec un amour immense. Il regarde notre fille et je sais qu’il la trouve magnifique.

 

Je les devine heureux, tous les trois, et je mesure l’amour qu’ils se portent à la façon dont ils réagissent, très différemment. Quand il s’en rend compte, mon fils se précipite en général dans
les bras de son Papa en criant « un câlin Papa! », avant de lui demander de venir jouer avec lui. Ma fille, quant à elle, fait souvent sa midinette, à se tortiller sur place comme si elle était
timide, puis finit par lui donner son sourire le plus resplendissant et le plus charmeur.

 

Touché. Coulé. Papa est amoureux!

 

Et je ris de le voir tomber dans le piège …

 

Contempler mes enfants à travers les yeux de leur Père, quel cadeau merveilleux.

 

Pieds Loulou

 

Oreille Loulette

 

Main Loulette

 

Pieds Loulette

 

Chapeau Loulou

 

Glace Loulette

 

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Dans les yeux de leur Père:
 

Je suis sûre que ça ne sera pas une révélation pour vous si je vous dis que j’adore regarder me …

11 commentaires. Voulez-vous laisser le vôtre ?
11 juillet 2013

 

Je ne suis pourtant pas du genre à me laisser porter par la mélancolie pas vrai, vous me connaissez! Pourtant, voilà que depuis hier un petit vent de nostalgie flotte autour de moi. Un petit rien du tout, juste l’infime sensation qu’une
page s’est définitivement tournée. Et que cela ne me plaît pas tant que ça …

 

Je sais qu’il faut laisser ses enfants grandir, tout ça, mais il y a certains moments que
j’aimerais voir durer toujours.

 

Alors voilà, rien que pour vous et pour finir cette semaine presque exclusivement consacrée à ma Loulette : un post 100% chamallow, marshmallow et autres douceurs, garanti sans prise de poids. Vu
la chaleur, il promet d’être légèrement dégoulinant. Ne m’en veuillez pas, depuis qu’une nouvelle bougie si symbolique a été soufflée, je me sens toute retournée …

 

Quand j’ai regardé ma Loulette face à son gros gâteau hier, toute intimidée, j’ai repensé à son premier anniversaire. Puis à sa naissance. Voilà. J’ai du mal à me dire que cela fait déjà deux ans
qu’elle est avec nous. Deux années fatiguantes, parfois douloureuses. Mais deux années merveilleuses. Tellement riches en rires, en douceur, en émotions.

 

Depuis deux ans, je me sens grandie. Ma fille m’apprend tous les jours à être une autre Maman que celle que j’ai pu être pour son frère au même âge. Parce qu’elle ne réagit pas comme lui,
peut-être parce qu’elle m’émeut d’avantage, elle sait tirer le meilleur parti de moi-même.

 

Je n’ai pas particulièrement d’explications à tout cela. Il y a ce blog, peut-être. Vous toutes, et nos expériences partagées, sans doute. Mais il y a aussi et surtout mon grand garçon que j’aime
de tout mon coeur mais que je voudrais aimer encore mieux, et cette petite poupée qui s’arrange pour me faire comprendre comment y arriver.

 

Grâce à elle, j’ai réussi à lâcher prise, à donner du lest à mes idées pré-conçues qui frôlaient le psycho-rigide. Son rire communicatif, son apprentissage de la vie en la croquant à pleines
dents, sa tendresse. Ses réactions démesurées, sa façon de tester nos limites et de les faire s’effacer tout en délicatesse. Jusqu’à sa volonté de nous rappeler à elle toutes les nuits.

 

Elle a mis à mal mes/nos principes, ceux qui avaient pourtant fonctionnés avec son grand frère si docile.

 

Elle m’a fait me remettre en question bon nombre de fois, au bénéfice de notre famille.

 

Je sais que le chemin risque d’être encore long avant que je réussisse à être la Maman que je souhaite. Je ne serai jamais une Maman parfaite, je ne suis d’ailleurs pas sûre qu’elle existe. Mais
je veux être une Maman bienveillante, qui parvient à maîtriser ses émotions et ne se trouve pas d’excuses. C’est cela que je veux être. Je veux cesser de m’emporter, cesser de crier pour des
broutilles. Je veux apprendre la paix.

 

Je veux profiter d’eux, et ne plus jamais avoir à regretter un geste ou une parole.

 

Hier, je les ai regardés attentivement tous les deux, mes enfants. Mon grand bonhomme qui a tellement changé ces derniers temps, et en qui il n’y a plus aucune trace de bébé. Et ma Poupette, qui
s’en éloigne tout tranquillement. Sans regarder en arrière.

 

Je vais essayer de faire comme elle.

 

Chamallow

 

Chamallow 2

 

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Guimauve (garanti sans prise de poids):
 

Je ne suis pourtant pas du genre à me laisser porter par la mélancolie pas vrai, vous …

10 commentaires. Voulez-vous laisser le vôtre ?
4 juillet 2013

 

Je trouve qu’il existe peu de mots qui soient autant chargés de sens. Autant porteurs d’espoir, et de promesses. Ou parfois de doutes, et de peur.

 

Deux mots si simples finalement, et pourtant tellement mis à mal.

 

Il y a ceux qui les emploient à tort et à travers, parce qu’ils connaissent leur puissance et sont conscients de leur portée. Il y a ceux qui ne les utilisent qu’à mauvais escient, juste au bon
moment pour eux, celui du pardon. Il y a ceux qui ne les ont jamais dits, par pudeur, par crainte de ne pas être entendus ou que cela ne soit pas réciproque. Parfois, aussi, parce qu’on ne les
leur a jamais dits non plus.

 

Il y a ceux qui les distillent avec parcimonie. Point trop n’en faut. Il y a bien trop de sous-entendus dans ces mots-là. Parler d’amour aussi ouvertement, quel engagement! Quel piège! Oui mais
quel bonheur …

 

Il y a ces amoureux, ces fous, qui n’ont que ces mots à la bouche. Tout le temps, sans arrêt. Leurs regards fiévreux, leurs mains qui se frôlent dans un sourire partagé. Et ces mots si présents
qui résument leur passion.

 

Il y a ces parents, qui les murmurent aux oreilles de leurs petits, leurs amours d’enfants, si précieux. Qui le font spontanément, naturellement, comme ils ne l’ont peut-être même jamais fait
avec leur amant ou leur amante. Qui veulent leur en apprendre la valeur et la douceur. Le bien-être qu’ils procurent. Le réconfort. Qui les rassurent ainsi de tout leur coeur, confirmant leur
présence constante et leur confiance en la vie.

 

Il y a ceux qui n’ont jamais eu peur de les dire. Peur, pourquoi ? Aimer n’est-elle pas la plus belle chose qui soit ? On peut ne pas les avoir entendus, ou ne les avoir entendus que trop parmi
tout un flot de mensonges, et pourtant leur attacher toujours autant de valeur et de sincérité.

 

Et Il y a ceux qui oublient qu’ils existent, qui n’en connaissent plus la signification. Le quotidien a tué les élans des débuts, la vie qui s’est construite a fait qu’ils sont devenus inutiles.
Des coquilles vides de sentiments. Que l’on suppose bien inutiles et incapables de rallumer la flamme.

 

Nous sommes tous et toutes un peu ceux-ci ou ceux-là, pas vrai ?

 

Mais quand il est trop tard, ou quand des malheurs surviennent, on se dit avec regret qu’on les a sous-estimés, et que finalement cela ne coûtait rien de les dire de temps en temps. Pour le
plaisir de voir le bonheur de l’autre en les entendant. Pour cette satisfaction d’un amour réciproque.

 

Si simplement.

 

Je t’aime.

 

http://4.bp.blogspot.com/_GPeKbQ13MqQ/SZ8NdHXWKPI/AAAAAAAAUOU/JmHToigv2PM/s400/we_heart_it8.jpg

 

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Je t’aime:
 

Je trouve qu’il existe peu de mots qui soient autant chargés de sens. Autant porteurs d’espoir, et de promesses. Ou …

6 commentaires. Voulez-vous laisser le vôtre ?